Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : est-ce que ça vaut vraiment le coup de passer au Blue ?
Design et prise en main : simple, basique, efficace
Durée de vie, fragilité et entretien
Performance sonore : ce qui change vraiment par rapport au 2M Red
Ce que c’est concrètement et à qui ça s’adresse
Au quotidien : précision, tracking et gestion des disques pas parfaits
Points Forts
- Amélioration nette par rapport au 2M Red : moins de sifflantes, son plus précis, scène mieux définie
- Installation très simple si on a déjà une cellule 2M Red ou Blue (juste le stylus à clipser)
- Bon compromis entre détail, confort d’écoute et prix, surtout pour une utilisation hi-fi à la maison
Points Faibles
- Moins tolérant avec les mauvais pressages et les vinyles très usés, les défauts ressortent plus
- Reste une petite pièce fragile qui demande de la délicatesse au montage et un minimum d’entretien
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Ortofon |
| Nombre d'unités | 1.0 Total |
| Couleur | 2M Blue |
| Composants inclus | Stylus 2M Blue |
| Dimensions du produit | 19P x 18l x 17H millimètres |
| Poids de l'article | 1,2 Grammes |
| Est imperméable | Faux |
| Type de garantie | Limitée |
Pourquoi j’ai voulu passer au 2M Blue
Je suis parti d’une configuration assez classique : cellule Ortofon 2M Red d’origine sur une platine hi-fi milieu de gamme. J’en avais un peu marre des craquements, des sifflantes sur certaines voix et d’un son parfois un peu agressif sur le haut du spectre. En fouillant les avis, le nom qui revenait tout le temps, c’était ce fameux Stylus 2M Blue, censé être un simple remplacement de diamant mais avec un vrai gain à l’écoute. Du coup j’ai tenté le coup, sans changer de cellule, juste en remplaçant le stylus.
Je l’ai utilisé pendant un peu plus de deux semaines, tous les jours ou presque, sur des disques que je connais par cœur : rock des années 70, jazz, quelques pressages récents pas toujours top, et aussi de vieux vinyles un peu marqués. L’idée, c’était de voir si la différence avec le 2M Red est vraiment nette ou si c’est juste de l’auto-persuasion de geek du vinyle. Je ne suis pas ingénieur du son, juste un utilisateur qui écoute beaucoup.
Concrètement, je me suis concentré sur trois choses : niveau de bruit (craquements, souffle), précision (détails, séparation des instruments) et fatigue à l’écoute (est-ce qu’au bout d’une heure j’en ai marre ou pas). J’ai gardé exactement la même installation : même platine, même ampli, mêmes enceintes, même réglage de force d’appui autour de 1,8 g comme recommandé par Ortofon.
Globalement, le changement ne m’a pas sauté au visage au point de tomber de ma chaise, mais la différence est suffisamment nette pour qu’on ne puisse pas parler de simple nuance. Ça ne transforme pas une mauvaise installation en système de studio, mais sur une platine déjà correcte, le 2M Blue apporte un vrai plus, surtout si vous venez du 2M Red. Je vais détailler point par point, mais pour résumer : c’est une upgrade qui a du sens, à condition de savoir dans quoi on met son argent.
Rapport qualité-prix : est-ce que ça vaut vraiment le coup de passer au Blue ?
Niveau tarif, le Stylus 2M Blue n’est pas donné, mais il reste moins cher qu’une cellule complète de gamme supérieure. L’intérêt principal, c’est pour ceux qui ont déjà une 2M Red : au lieu de tout changer, vous remplacez juste le stylus, et vous passez clairement un cran au-dessus en termes de qualité d’écoute. Dans ce cas précis, je trouve le rapport qualité-prix plutôt bon, parce que le gain est audible dès les premières écoutes.
Si vous partez de zéro et que vous hésitez entre acheter une 2M Red complète ou directement une 2M Blue (cellule + stylus), perso, je dirais : si votre platine et votre système derrière sont corrects, autant viser directement le Blue. Ça vous évite de payer deux fois. Par contre, si votre ampli ou vos enceintes sont très basiques, l’argent serait peut-être mieux investi ailleurs au début (meilleures enceintes, par exemple), parce que tout ce que le Blue apporte ne sera pas forcément mis en valeur.
Comparé à d’autres upgrades possibles (changer d’ampli, d’enceintes, ou même de platine), le changement de stylus reste un des moyens les plus simples et les moins risqués d’améliorer le son. On ne touche pas à tout le reste de la chaîne, on garde ses habitudes, on gagne surtout en précision et en confort d’écoute. C’est pour ça que, pour un utilisateur déjà équipé en 2M Red, je trouve que ça se défend bien en termes de budget.
En résumé, pour moi, le 2M Blue a un bon rapport qualité-prix si : 1) vous écoutez régulièrement vos vinyles, 2) votre système est déjà un minimum sérieux, 3) vous supportez mal les sifflantes et les craquements trop présents. Si vous cochez ces cases, l’investissement fait sens. Si vous mettez un disque une fois par mois sur une petite chaîne posée dans un coin, honnêtement, gardez votre argent pour autre chose.
Design et prise en main : simple, basique, efficace
Visuellement, le Stylus 2M Blue reste dans la lignée de la gamme 2M : petit bloc en plastique avec la pointe qui dépasse, couleur bleue bien visible. Rien de fou, mais au moins, on repère tout de suite que ce n’est pas le Red. Sur une platine, ça donne un look un peu plus sérieux, surtout si votre bras est noir ou alu, le bleu ressort bien. Ce n’est pas un objet de déco, mais ça fait propre et ça ne fait pas cheap.
Ce qui m’a surtout intéressé, c’est la facilité de montage. Le stylus se clipse sur le corps de la cellule. On retire l’ancien (en tirant doucement vers le bas) et on insère le nouveau jusqu’à sentir qu’il est bien en place. Ça se fait en deux minutes, même si je conseille quand même de faire ça calmement, bras bloqué et platine éteinte. La pièce est petite, on sent que ça reste fragile, donc faut pas bourriner. Mais pour quelqu’un qui n’a jamais monté de cellule, c’est largement faisable.
Au niveau de la forme, le capot protège assez bien le diamant quand on manipule la platine. Par contre, il n’y a pas de capuchon de protection fourni pour le rangement, donc si vous démontez souvent ou si vous changez de stylus, il faut faire gaffe à où vous le posez. Le poids est dans la norme, environ 1,2 g pour le stylus lui-même, ce qui ne change pas l’équilibre général de la cellule sur le bras si vous étiez déjà réglé pour une 2M Red.
En résumé, côté design, rien de révolutionnaire, mais ça fait le job : c’est lisible, pratique, et surtout, on peut l’installer sans être expert. Le seul truc, c’est que ça reste une petite pièce assez fragile, donc si vous êtes du genre maladroit, prévoyez un bon éclairage et un peu de patience au moment de l’installer. Ce n’est pas un point faible majeur, juste la réalité de ce type de produit.
Durée de vie, fragilité et entretien
Ortofon annonce une durée de vie d’environ 1000 heures pour le Stylus 2M Blue, à condition d’en prendre soin. Difficile de vérifier précisément, mais ça correspond à ce qu’on voit généralement pour ce type de diamant. Si vous écoutez en moyenne une heure par jour, ça fait largement plus de deux ans d’utilisation avant de devoir penser à le changer. Évidemment, ça dépend aussi de l’état de vos disques et de la propreté de votre installation.
En termes de solidité, ça reste un petit bout de diamant monté sur un cantilever fin, donc c’est forcément fragile. À la manipulation, on sent que le corps en plastique est correct, mais faut éviter les gestes brusques. Là où il faut vraiment faire attention, c’est au moment du montage/démontage : un coup de doigt mal placé et vous pouvez tordre le cantilever. Perso, je fais ça bras bloqué, platine débranchée, et surtout avec un bon éclairage pour bien voir ce que je fais.
Côté entretien, un petit brosse pour diamant est quasi obligatoire. Un léger brossage de l’arrière vers l’avant après chaque session d’écoute enlève la poussière accumulée. Avec ça, on limite l’usure prématurée et on garde un son propre. Sur des disques propres et dépoussiérés, le stylus ramasse quand même un peu de saleté, mais rien de dramatique. Si vous écoutez souvent des vinyles trouvés en brocante sans nettoyage, là par contre, ça encrasse plus vite.
Au final, je dirais que la durabilité est correcte pour le prix, mais ce n’est pas un truc qu’on maltraite. Si vous êtes soigneux et que vous nettoyez un minimum vos disques, vous en aurez pour un bon moment. Si vous êtes du genre à passer le bras à la main et à oublier de lever le lève-bras, ce n’est pas le stylus qui posera problème, c’est votre manière de l’utiliser.
Performance sonore : ce qui change vraiment par rapport au 2M Red
Niveau son, le passage du 2M Red au 2M Blue se sent assez vite. Sur les mêmes disques, à volume identique, j’ai tout de suite remarqué deux choses : moins de bruit parasite et un haut du spectre plus propre. Les petits craquements de fond sur certains vinyles un peu usés sont toujours là (faut pas rêver), mais ils sont moins mis en avant. On a l’impression que la musique passe un peu devant le bruit, là où avec le Red, ça avait tendance à être plus présent.
Sur les voix, surtout féminines, le Blue gère mieux les "s" et les "ch" qui partaient parfois en sifflantes agressives avec le Red. Là, c’est plus contrôlé, ça pique moins les oreilles à volume un peu soutenu. Les aigus sont plus précis, les cymbales sont mieux définies, on distingue plus facilement les différentes couches dans un morceau chargé. Ce n’est pas que le Red est mauvais, mais le Blue donne une impression de meilleure séparation des instruments et de scène un peu plus large.
Sur le bas du spectre, ce n’est pas une claque, mais je trouve le grave un peu plus propre, moins baveux. Ce n’est pas un stylus qui va transformer votre système en machine à basses, il reste assez neutre. Par contre, sur les disques bien pressés, on sent que la dynamique est bien respectée, ça respire mieux. À l’inverse, sur les pressages moyens ou les vinyles tordus, le Blue a tendance à être moins indulgent : les défauts ressortent plus, on entend plus clairement quand le disque est mal enregistré ou mal pressé.
Après une bonne quinzaine d’heures d’écoute, j’ai aussi senti que le son se détendait un peu, comme si le stylus avait besoin d’un petit rodage. Rien de spectaculaire, mais les premières heures étaient un poil plus sèches. Aujourd’hui, je trouve le compromis plutôt bon : c’est détaillé sans être agressif, et surtout, je peux écouter plusieurs faces de suite sans fatigue. Pour moi, c’est là que la différence avec le 2M Red est la plus intéressante.
Ce que c’est concrètement et à qui ça s’adresse
Le Stylus 2M Blue, ce n’est pas une cellule complète, c’est juste le diamant (le stylus) qui vient se clipser sur un corps de cellule Ortofon 2M, en particulier les 2M Red et 2M Blue. Donc si vous avez déjà une 2M Red, vous n’avez pas besoin de tout démonter et refaire les réglages compliqués d’alignement : vous retirez le Red, vous clipsez le Blue, vous vérifiez la force d’appui, et c’est reparti. Ça, c’est vraiment pratique, surtout si vous n’aimez pas passer des heures à régler une cellule au demi-millimètre.
Sur le papier, la grosse différence avec le 2M Red vient du type de diamant. Le Blue utilise un diamant nude elliptique, alors que le Red est en bonded elliptique. En gros, le nude est plus léger et suit mieux le sillon, ce qui doit améliorer la précision et la lecture des détails. Ortofon annonce une plage de fréquence jusqu’à 25 kHz et une durée de vie d’environ 1000 heures si on en prend soin. Ça reste des chiffres, mais c’est cohérent avec ce qu’on attend dans cette gamme.
À l’usage, ce stylus vise clairement les gens qui ont déjà une platine correcte (type Pro-Ject, Rega, etc.) et qui veulent monter un petit cran sans exploser le budget dans une cellule de folie. On n’est pas sur du matériel de DJ, c’est plutôt orienté écoute hi-fi à la maison, tranquillement dans le salon. Il supporte une force d’appui autour de 1,6–2,0 g, recommandé 1,8 g, donc la plupart des bras de platine actuels s’en sortent sans souci.
Pour moi, c’est un produit qui a du sens si : 1) vous avez déjà une 2M Red, 2) vous n’avez pas envie de changer de cellule complète, 3) vous êtes un minimum sensible au son et aux petits défauts type sifflantes, craquements, scène un peu tassée. Si vous écoutez un disque de temps en temps en bruit de fond, clairement ce n’est pas la priorité d’achat. Mais si vous passez plusieurs heures par semaine à écouter des vinyles, là, on commence à voir l’intérêt.
Au quotidien : précision, tracking et gestion des disques pas parfaits
Sur le plan purement pratique, le Stylus 2M Blue s’en sort bien. Le tracking recommandé à 1,8 g fonctionne nickel sur mon bras de platine : pas de décrochage, même sur des passages chargés ou des fins de face un peu exigeantes. J’ai testé quelques disques que je connais pour être capricieux (sifflantes, distorsion en fin de face), et globalement, le Blue tient mieux la route que le Red. On sent que le diamant nude elliptique suit plus précisément le sillon.
Par contre, comme plusieurs avis le disent, il est un peu moins tolérant avec les pressages moyens. Sur certains vinyles récents de qualité douteuse, ça met bien en avant les défauts : souffle, saturation dans les aigus, etc. Ce n’est pas la faute du stylus, au contraire, ça montre qu’il est plus précis, mais si vous avez beaucoup de disques en état moyen, ça peut surprendre. Sur des vinyles propres et bien pressés, c’est vraiment là qu’il donne le meilleur, avec une écoute plus détaillée et plus stable.
Par rapport au 2M Red, j’ai aussi remarqué moins de bruit de surface perçu. Les craquements sont toujours là quand le disque est marqué, mais ils paraissent moins envahissants. Ça reste du vinyle, donc ne vous attendez pas à un silence total, mais sur des disques nettoyés correctement, l’écoute est plus "propre". Pour moi qui suis assez sensible au bruit de fond, c’est un point très appréciable.
En résumé, en termes d’efficacité pure, le 2M Blue fait clairement mieux que le Red sur la lecture fine et la stabilité, mais il met plus en lumière la qualité réelle de vos disques. Si votre collection est composée surtout de bons pressages, c’est tout bénéfice. Si vous avez beaucoup de vinyles d’occasion bien abîmés, le gain sera moins flagrant et parfois un peu frustrant, parce que vous entendrez aussi plus clairement leurs limites.
Points Forts
- Amélioration nette par rapport au 2M Red : moins de sifflantes, son plus précis, scène mieux définie
- Installation très simple si on a déjà une cellule 2M Red ou Blue (juste le stylus à clipser)
- Bon compromis entre détail, confort d’écoute et prix, surtout pour une utilisation hi-fi à la maison
Points Faibles
- Moins tolérant avec les mauvais pressages et les vinyles très usés, les défauts ressortent plus
- Reste une petite pièce fragile qui demande de la délicatesse au montage et un minimum d’entretien
Conclusion
Note de la rédaction
Après plusieurs semaines à passer du 2M Red au Stylus 2M Blue sur la même platine, mon avis est assez clair : oui, il y a une vraie différence, et pas juste dans la tête. Le bruit de surface paraît moins envahissant, les aigus sont plus propres, les voix passent mieux, et la scène sonore gagne en précision. On n’est pas dans la révolution, mais dans une amélioration nette et agréable au quotidien, surtout si on écoute régulièrement des vinyles dans de bonnes conditions.
Pour moi, ce stylus s’adresse surtout à ceux qui ont déjà une 2M Red et une platine correcte, et qui veulent monter d’un cran sans se lancer dans le changement complet de cellule ni refaire tous les réglages. Si vous avez une collection de disques propres et des pressages corrects, le Blue mettra bien tout ça en valeur. Si au contraire vous avez surtout des vinyles très fatigués ou une installation basique, le gain sera moins évident, voire un peu frustrant, parce qu’il met aussi plus en avant les défauts des disques et de la chaîne.
Au final, je lui mets une bonne note parce qu’il fait ce qu’on attend de lui : améliorer le son de manière tangible sans devenir un chantier à installer. Ce n’est pas parfait, il reste sensible aux mauvais pressages et demande un minimum de soin, mais dans cette gamme de prix, c’est une upgrade qui a du sens pour pas mal de gens qui veulent simplement profiter un peu mieux de leurs vinyles sans se prendre la tête.