Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon plan si tu sais ce que tu veux (et ce que tu n’auras pas)
Design compact et clair, mais quelques concessions
Utilisation au quotidien : simple à prendre en main, mais pas ultra flexible
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance pour du long terme
Son, préamps et effets : ça sonne propre, mais pas miracle non plus
Ce que propose vraiment la MG06X sur le papier
Points Forts
- Son propre avec préamps D-PRE et peu de souffle pour ce format
- Format très compact et léger, facile à transporter et à caser partout
- Utilisation simple et rapide à prendre en main, idéale pour petits setups
- Effets intégrés (reverb/delay) pratiques pour voix et instruments en live
Points Faibles
- EQ limité (pas de médiums, pas d’EQ sur les canaux stéréo)
- Effets globaux non réglables par canal, peu de flexibilité
- Pas d’interface USB audio moderne pour l’enregistrement direct
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | YAMAHA |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 14,9 x 20,2 x 6,2 cm; 900 grammes |
| Numéro du modèle de l'article | MG06X |
| Couleur | Noir |
| Interface du matériel informatique | USB |
| Type d'alimentation | Câble électrique |
| Tension | 48 Volts |
| Watt | 12 Watts |
Une mini table Yamaha que j’ai trimballée partout
J’ai utilisé cette Yamaha MG06X pendant quelques semaines dans plusieurs situations : petit live avec une sono basique, répète à la maison, et un peu de streaming / visio. Je cherchais un truc compact, pas trop cher, qui permette de brancher 1 ou 2 micros, un clavier ou un piano numérique, plus une source type téléphone ou tablette. Sur le papier, cette table cochait pas mal de cases : 6 canaux, effets intégrés, préamps D-PRE qu’on voit souvent mis en avant chez Yamaha, et un format vraiment réduit.
Concrètement, je l’ai posée sur un coin de bureau, puis je l’ai aussi mise dans un sac à dos avec le reste du matos pour des petits déplacements. Elle ne prend vraiment pas beaucoup de place et le poids est raisonnable, donc pour de la répète chez des potes ou un petit plan bar, ça se gère sans souci. J’ai surtout utilisé les deux entrées mono XLR/Jack pour des micros et un instrument, et les entrées stéréo pour clavier et retour de smartphone.
Je ne suis pas ingénieur du son, mais j’ai l’habitude de bricoler avec des petites consoles type Behringer ou Alto. Donc je ne m’attendais pas à une révolution, juste à un truc propre, fiable, qui souffle pas trop et qui soit simple à régler. Globalement, c’est ce que j’ai eu : pas de magie, mais un matériel sérieux qui fait son boulot. Il y a quand même quelques limites qui ressortent vite si on veut aller un peu plus loin dans les réglages.
Au final, après plusieurs utilisations dans des contextes différents, mon impression est assez claire : c’est une bonne petite table pour ceux qui savent exactement qu’ils n’ont pas besoin de 15 réglages par canal. Si tu cherches un couteau suisse ultra complet, tu vas trouver ça un peu limité. Si tu veux juste un truc plug-and-play fiable pour deux micros et quelques sources, là ça commence à devenir intéressant.
Rapport qualité-prix : bon plan si tu sais ce que tu veux (et ce que tu n’auras pas)
Sur le prix, la MG06X n’est pas la moins chère du marché. Tu trouves des tables plus grandes ou avec plus de boutons chez d’autres marques au même tarif ou un peu moins cher. Par contre, ce que tu paies ici, c’est surtout la qualité audio et la fiabilité Yamaha. Le son est propre, les préamps tiennent la route, et la construction inspire confiance. Si ton objectif principal, c’est d’avoir un signal propre sans te battre contre le souffle et les bruits parasites, ça vaut le coup de mettre un peu plus que sur une entrée de gamme douteuse.
Maintenant, il faut être honnête : niveau fonctionnalités, on est sur quelque chose de limité. Pas d’USB exploitable en interface audio moderne, pas d’AUX indépendant, EQ très basique, pas de mid, pas d’EQ sur les entrées stéréo, effets globaux non réglables par canal. Pour quelqu’un qui veut une console plus polyvalente pour gérer un petit groupe complet, des retours séparés, ou enregistrer multipiste, ce n’est pas le bon cheval. Il y a des options plus complètes chez Behringer, Alto ou même chez Yamaha dans les gammes au-dessus.
Là où le rapport qualité-prix devient intéressant, c’est pour un usage bien ciblé : musicien solo, duo acoustique, petit setup piano + voix, podcast simple, live Twitch/YouTube avec 1 ou 2 micros et quelques sources ligne. Dans ces cas-là, tu profites d’un son propre, d’une taille compacte, de quelques effets pratiques, sans te ruiner dans une grosse console dont tu n’utiliseras pas la moitié des fonctions. Pour ce type d’utilisateur, franchement, ça fait le job et l’investissement se justifie.
En résumé, ce n’est pas l’affaire du siècle niveau nombre de fonctionnalités par euro dépensé, mais c’est un bon compromis entre qualité sonore, fiabilité et simplicité. Si tu sais que tu n’as besoin que de 2 vrais canaux micro avec un peu d’EQ et de reverb, c’est un bon choix. Si tu commences à rêver de routing compliqué, de multiples bus, de réglages fins sur chaque source, autant directement viser un modèle au-dessus ou une console avec interface USB intégrée.
Design compact et clair, mais quelques concessions
Niveau design, la première chose qui frappe, c’est le faible encombrement. La table est vraiment compacte, on peut la poser partout : sur un coin de bureau, sur un piano, sur une petite table de mix côté scène. Les dimensions restent franchement raisonnables, et dans un sac à dos ça passe très bien, même avec les câbles. Pour quelqu’un qui bouge souvent avec peu de matos, c’est un vrai point positif. Je l’ai trimballée plusieurs fois et je n’ai jamais galéré à lui trouver une place.
La face avant est assez claire. Chaque section est bien délimitée, les potards sont de tailles différentes selon leur fonction, et les boutons (phantom, HPF) sont bien identifiés. Même dans une lumière moyenne, on s’y retrouve vite. Pour un débutant, il y a un petit temps d’adaptation, mais ça reste bien plus lisible que certaines petites consoles bourrées de boutons minuscules. Les vu-mètres LED pour le niveau général sont pratiques pour voir si tu es en train de saturer ou si tu peux monter un peu plus.
Par contre, qui dit format réduit dit aussi potentiomètres rapprochés. Si tu as des grosses mains ou que tu veux faire des réglages précis en live, tu peux parfois toucher deux potards sans faire exprès. Rien de dramatique, mais on sent que tout a été tassé pour gagner de la place. Autre point : pas de faders, uniquement des potards de niveau. Pour certains, c’est un détail, pour d’autres, ça peut être un peu frustrant, surtout si tu viens de tables plus grandes où tu as l’habitude de travailler avec des curseurs.
Esthétiquement, on est sur du Yamaha classique : noir, quelques touches de couleur, look sobre. Ça ne fait pas jouet, mais ça ne cherche pas non plus à être "stylé". Perso, ça me va très bien, je préfère un truc sobre qui fait pro plutôt qu’un gadget flashy. En résumé, le design est pensé pour être pratique et compact, avec quelques compromis sur l’ergonomie fine, mais rien de bloquant pour l’usage visé.
Utilisation au quotidien : simple à prendre en main, mais pas ultra flexible
En termes de confort d’utilisation, j’ai trouvé la MG06X assez intuitive. Tu branches, tu montes les gains, tu règles les niveaux, tu choisis l’effet et c’est parti. Pour quelqu’un qui n’a pas envie de passer deux heures dans un manuel, c’est appréciable. Les fonctions sont limitées, justement, donc tu n’es pas noyé sous les boutons. Pour un usage type musicien solo ou duo, c’est vraiment plug-and-play. En répétition, j’ai pu expliquer le fonctionnement à quelqu’un qui n’y connaissait pas grand-chose en 5 minutes.
Par contre, cette simplicité a un revers : peu d’options de contrôle fin. Pas de mute par canal, pas de départ auxiliaire indépendant, pas de contrôle précis des effets par piste. Si tu es habitué à des tables plus complètes, tu vas vite remarquer que tu ne peux pas faire certains trucs basiques, comme envoyer un mix différent vers un retour scène ou isoler facilement une source. Pour du home-studio un peu sérieux ou un groupe avec retours séparés, ça va clairement être trop limité.
Un truc que j’ai bien aimé, c’est la possibilité de l’alimenter via une source 12V (batterie, etc., avec un peu de bricolage ou l’adaptateur qui va bien). Pour de la prestation nomade, c’est pratique. La chauffe est très modérée, même après plusieurs heures d’utilisation. Les boutons et potards répondent bien, il n’y a pas de sensation de jeu excessif ou de truc qui accroche. Les LED de niveau sont lisibles et réagissent vite, ce qui aide à régler sans se fier uniquement aux oreilles dans un environnement bruyant.
Sur la durée de la session, tu sens quand même que ce n’est pas une console pensée pour tout faire. Si tu as plusieurs sources et que tu dois constamment adapter les niveaux selon les morceaux, l’absence de faders et de mutes rend les choses un peu moins confortables. Tu passes ton temps à tourner des potards au lieu de simplement baisser un fader. Donc oui, c’est confortable pour un usage simple et stable (même config tout le long), un peu moins dès que tu dois bouger souvent les réglages en live.
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance pour du long terme
Sur la construction, on sent que c’est du Yamaha sérieux. Le châssis est bien rigide, ça ne sonne pas creux quand tu tapes dessus, et la table ne fait pas jouet. Je l’ai transportée plusieurs fois dans un sac sans protection particulière, juste entourée de câbles, et je n’ai aucun potard tordu, aucun bouton qui fait la tête. Les connecteurs XLR et Jack tiennent bien, ça ne bouge pas quand tu tires un peu sur les câbles (dans la limite du raisonnable, évidemment).
Les potentiomètres ont une bonne résistance, ni trop durs ni trop mous. Ça donne l’impression que ça va tenir un moment. Je n’ai pas remarqué de crachotement ou de bruit de potard en tournant, même après plusieurs séances. Pour l’instant, rien n’a lâché, pas de coupure de son aléatoire, pas de faux contact. Ça reste une utilisation sur quelques semaines, mais vu la réputation de la série MG et les avis, on peut raisonnablement penser que ça tient bien dans le temps.
Le seul truc qui peut faire un peu peur, c’est l’alimentation externe. Comme souvent avec ce genre de matos, si tu perds ou abîmes l’alim, il faut en retrouver une compatible et correcte, sinon bonjour les soucis de bruit ou de panne. Ça ne m’est pas arrivé, mais c’est un point à garder en tête. La prise d’alim sur la table elle-même semble solide, elle ne flotte pas et ne donne pas l’impression de pouvoir se dessouder au moindre faux mouvement.
Globalement, pour une table de ce prix et de ce format, la durabilité me semble très correcte. Je ne la traiterais pas comme un tank non plus : ça reste de l’électronique avec des potards et des connecteurs, donc à ne pas balancer en vrac dans un flight-case rempli de ferraille. Mais pour un usage régulier, transport dans un sac, installation/désinstallation fréquente, ça tient bien le choc. On est clairement au-dessus des toutes petites mixettes no-name niveau qualité perçue.
Son, préamps et effets : ça sonne propre, mais pas miracle non plus
Sur la partie son, j’ai branché plusieurs trucs : un micro dynamique pas cher, un micro à condensateur avec l’alim phantom, une guitare électro via un DI, un piano numérique et un smartphone. Globalement, le bruit de fond est bas. Même en montant un peu le gain sur les entrées 1 et 2, ça reste propre, pas de souffle gênant dans une config normale. Les préamps D-PRE font le taf : le rendu est assez neutre, ça ne colore pas trop, donc tu peux modeler ensuite avec un EQ externe ou en post-traitement si tu enregistres.
L’EQ 2 bandes sur les canaux 1 et 2 est simple mais utile. Tu peux calmer un peu les aigus agressifs d’un micro ou rajouter un peu de grave à une voix qui manque de corps. Par contre, l’absence de bande "Mid" se fait sentir si tu veux vraiment sculpter une voix ou un instrument. On peut tricher en jouant sur la source ou l’emplacement du micro, mais ça reste une limite. Pour les canaux stéréo 3/4 et 5/6, l’absence totale d’EQ est un peu frustrante : si ton clavier ou ta source sort un son un peu trop brillant, tu n’as pas de quoi rattraper directement sur la table.
Côté effets, les 6 presets SPX sont convenables. Les réverbes sont correctes, largement suffisantes pour donner un peu de relief à une voix en live ou à un instrument solo. Les delays sont plus anecdotiques pour mon usage, mais ils fonctionnent. Le vrai point à savoir, c’est que le niveau d’effet est global : tu ne peux pas décider d’en mettre beaucoup sur la voix et zéro sur le clavier de façon indépendante. Tu peux contourner un peu en gérant les niveaux envoyés, mais ce n’est pas aussi souple qu’une console avec envois d’aux par canal.
En situation réelle (petit bar, salle de répète, streaming), la table s’en sort très bien. Pas de craquement, pas de comportement bizarre, les niveaux restent stables. Pour du podcast ou du live Twitch, c’est largement suffisant si tu n’as pas besoin de routing compliqué. Pour un petit groupe, ça passe tant que tu restes modeste sur le nombre de sources et que tu acceptes les limites d’EQ et d’effets. Pour le prix et le format, la performance audio est franchement pas mal, mais on sent que c’est une table pensée pour des setups simples plutôt que pour des mixages très pointus.
Ce que propose vraiment la MG06X sur le papier
La MG06X, c’est une table de mixage analogique 6 canaux, mais il faut être clair : ce n’est pas 6 entrées micro indépendantes. En pratique, tu as 2 entrées mono avec préamps micro (XLR/Jack combo, alimentation fantôme 48V commune), et 2 entrées stéréo en Jack pour des sources ligne (clavier, boîte à rythme, lecteur audio, etc.). Donc pour un petit setup type : voix + guitare électro + clavier + musique de fond, ça colle bien. Au-delà, tu commences à être à l’étroit.
Sur les deux premiers canaux, tu as un EQ 2 bandes (grave et aigu), un filtre passe-haut (HPF), un pad pour atténuer les signaux trop forts, plus le gain et le niveau. C’est basique mais suffisant pour rattraper une voix ou un instrument qui sonne un peu bouché ou trop criard. Les canaux 3/4 et 5/6, eux, sont beaucoup plus simples : grosso modo, tu n’as qu’un réglage de niveau, pas d’EQ, pas de pan par canal, rien de très fin. C’est là qu’on voit que c’est une petite console pensée pour du simple, pas pour un mixage très précis.
Les effets intégrés, c’est 6 presets SPX : quelques réverbes et delays. On ne peut pas les éditer dans tous les sens, on choisit un numéro et on dose globalement le niveau d’effet via un potard. Il n’y a pas d’envoi d’effet par canal : soit tout ce qui est dans le bus stéréo goûte à l’effet, soit tu doses en jouant sur qui tu envoies plus ou moins fort vers le master. Pour un chanteur solo ou un duo, ça suffit largement. Pour un petit groupe qui veut mettre un peu de reverb sur la voix mais pas sur le reste, ça demande un peu de compromis.
En sortie, tu as deux XLR main plus des sorties Jack, ce qui est pratique pour attaquer soit une sono, soit des enceintes actives, soit un ampli hifi. Pas d’interface USB audio utilisable comme carte son moderne malgré ce qui peut prêter à confusion dans certaines fiches, donc si tu veux enregistrer directement dans un PC, il faudra passer par une autre interface ou par les sorties de la table branchées sur une entrée line d’une carte son. Globalement, la fiche technique est cohérente avec le prix et le format : on sent que c’est pensé pour du live simple, du podcast, du streaming basique, pas pour un studio complet.
Points Forts
- Son propre avec préamps D-PRE et peu de souffle pour ce format
- Format très compact et léger, facile à transporter et à caser partout
- Utilisation simple et rapide à prendre en main, idéale pour petits setups
- Effets intégrés (reverb/delay) pratiques pour voix et instruments en live
Points Faibles
- EQ limité (pas de médiums, pas d’EQ sur les canaux stéréo)
- Effets globaux non réglables par canal, peu de flexibilité
- Pas d’interface USB audio moderne pour l’enregistrement direct
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Yamaha MG06X, c’est une petite table de mixage simple, propre et fiable. Elle ne cherche pas à faire 1000 choses, mais ce qu’elle fait, elle le fait bien : deux bons préamps micro avec alim phantom, des entrées stéréo pour tes instruments ou ton smartphone, des effets de base qui dépannent bien, et un format vraiment compact. Le son est propre, le bruit de fond est bas, ça ne fait pas cheap, et pour des petits lives, du podcast ou de la répète, c’est largement suffisant.
Par contre, il faut être conscient des limites : pas de réglage d’effet par canal, EQ très simplifié, pas d’USB audio exploitable comme carte son moderne, peu d’options de routing. Si tu cherches une console pour gérer un groupe complet avec retours séparés ou pour faire du home-studio avancé, tu vas vite te sentir à l’étroit. Dans ce cas, mieux vaut viser une table plus grosse ou directement une interface audio avec plus d’entrées.
Pour moi, cette MG06X est parfaite pour : un chanteur/guitariste solo, un duo acoustique, quelqu’un qui veut améliorer le son de ses streams avec 1 ou 2 micros, ou une petite sono pour bar ou salle de répète. Ceux qui devraient passer leur chemin : les groupes avec batterie, plusieurs voix, besoins de retours casques/musiciens séparés, ou ceux qui veulent enregistrer plusieurs pistes séparées sur ordinateur. Si tu rentres dans la première catégorie et que tu privilégies un son propre et un matériel fiable à une tonne de fonctions, c’est un bon achat.