Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bonne affaire si tu restes dans l’usage solo
Design et ergonomie : simple, compact, sans fioritures
Confort d’utilisation : ça marche, mais le côté logiciel peut fatiguer
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais attention aux drivers sur le long terme
Performances audio : propre, silencieux, le mode Air sympa mais pas magique
Présentation générale : à qui s’adresse vraiment cette Scarlett Solo 4th Gen ?
Points Forts
- Son propre et silencieux, avec une bonne qualité de préamplis pour le prix
- Format compact, boîtier métal solide et utilisation matérielle très simple
- Pack logiciel fourni assez large pour démarrer (plusieurs DAW et plugins)
Points Faibles
- Une seule entrée micro, vite limitant si tu veux enregistrer à deux
- Bundle logiciel long et parfois pénible à installer, petits soucis de drivers possibles sous Windows
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Focusrite |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 4,55 x 14,3 x 9,6 cm; 408,23 grammes |
| Numéro du modèle de l'article | AMS-SCARLETT-SOLO-4G |
| Couleur | Rouge |
| Compatibilité du périphérique | Ordinateur personnel |
| Type de connectique | USB-C |
| Interface du matériel informatique | USB 2.0 |
| Logiciel de support | Logiciel d'enregistrement et d'édition audio, comme Ableton Live, Pro Tools, Logic Pro, FL Studio, entre autres. |
Une petite carte son pour se lancer (ou upgrader) sans prise de tête
J’ai utilisé la Focusrite Scarlett Solo 4th Gen pendant quelques semaines sur un PC Windows 11 et un MacBook, principalement pour enregistrer guitare, voix et quelques pistes MIDI avec des VST. Avant ça, j’avais une petite interface entrée de gamme Behringer et j’ai déjà bricolé avec une ancienne Scarlett d’un pote, donc je vois à peu près ce qu’on peut attendre dans cette gamme. Globalement, cette Solo 4th Gen vise clairement le home studio simple : une voix, une guitare, un peu de prod, pas un gros studio multi-pistes.
Concrètement, je l’ai utilisée pour : enregistrer des démos de chansons guitare/voix, faire un peu de live sur Discord/Twitch, et bosser des maquettes dans Ableton et Reaper. Pas de contexte ultra pro, mais un usage régulier de musicien amateur sérieux, disons. Ça permet de voir si la carte tient la route au quotidien : stabilité, qualité du son, latence, pratique ou pas à brancher/débrancher.
Ce qui ressort assez vite, c’est que la Scarlett Solo 4th Gen est dans la lignée de ce que fait Focusrite depuis des années : interface simple, son propre, pas 36 boutons, tu branches, tu règles deux potards et tu bosses. Pas de fonction magique, mais ça fait ce qu’on lui demande. Le gros point mis en avant par la marque, c’est la plage dynamique de 120 dB et le mode Air pour donner un peu de caractère aux voix et aux guitares.
Par contre, tout n’est pas parfait. Les drivers sous Windows sont globalement corrects mais j’ai déjà eu quelques petits craquements en multitâche lourd, et le bundle logiciel est à la fois généreux et franchement pénible à installer si tu veux tout tester. Donc si tu l’achètes uniquement pour les logiciels fournis, tu risques d’être un peu déçu. En résumé : bonne petite interface, mais il faut savoir ce que tu cherches avant de passer à la caisse.
Rapport qualité-prix : bonne affaire si tu restes dans l’usage solo
Niveau tarif, la Scarlett Solo 4th Gen se place dans le milieu de gamme des petites interfaces 2 entrées / 2 sorties. Tu trouves moins cher chez Behringer ou M-Audio, et plus cher chez des marques type Audient, SSL, RME, etc. Pour ce que tu paies, tu as : un boîtier solide, un son propre, un mode Air sympa, une sortie casque correcte et un gros pack logiciel. Sur le papier, le rapport qualité-prix est bon, surtout si tu n’as encore aucun DAW.
Par contre, il faut être honnête : tu ne vas probablement pas utiliser 100 % du bundle logiciel. Entre Pro Tools Intro, Ableton Lite, FL Studio en essai et tout le pack Hitmaker, ça fait beaucoup. C’est cool pour tester et trouver ce qui te convient, mais ce n’est pas ça qui doit justifier l’achat. Le vrai cœur du produit, c’est l’interface elle-même, et là, elle fait le job sans briller de mille feux. Rien d’extraordinaire, mais efficace pour un setup simple.
Comparé à une Scarlett 2i2, la Solo est moins chère mais aussi plus limitée (une seule entrée micro). Si tu es sûr de ne jamais avoir besoin d’enregistrer deux micros en même temps, autant économiser et prendre la Solo. Si tu as le moindre doute (duo voix, podcast à deux, prise stéréo), je trouve que la 2i2 devient plus intéressante sur le long terme, même si elle coûte un peu plus cher. Ça évite de devoir tout revendre dans un an.
En résumé, si ton usage c’est : guitare + voix, un peu de MAO, du stream ou du podcast solo, la Scarlett Solo 4th Gen offre un bon rapport qualité-prix. Si tu veux quelque chose de plus évolutif ou ultra stable pour un usage pro intensif, il faudra sans doute monter en gamme ou regarder d’autres marques. Mais pour un home studio sérieux sans exploser le budget, c’est une option cohérente.
Design et ergonomie : simple, compact, sans fioritures
Niveau design, on reste dans l’esprit Focusrite classique : boîtier rouge, façade noire, tout en métal. La Scarlett Solo 4th Gen est compacte et assez légère (un peu plus de 400 g), donc elle se cale facilement sur un bureau sans prendre la moitié de la place. Les dimensions (en gros 14 x 10 x 5 cm) la rendent facile à glisser dans un sac avec un laptop pour enregistrer chez un pote ou en répète.
Sur la face avant, on a : un combo XLR pour le micro, une entrée jack pour guitare/basse, les deux potards de gain avec leur anneau LED, les boutons pour activer le mode Air, le pad ou le mode instrument, un gros volume général pour les sorties et un volume séparé pour le casque. Franchement, l’agencement est logique. Même sans lire le manuel, tu comprends vite qui fait quoi. Le gros bouton de volume principal est agréable à manipuler, pas trop lâche, pas trop dur.
À l’arrière, c’est minimaliste : port USB-C pour l’ordi et deux sorties jack pour les enceintes. Pas d’alimentation externe, tout passe par l’USB, ce qui est pratique. Par contre, pas de MIDI intégré, donc si tu as de vieux claviers MIDI DIN, il faudra une autre interface ou un adaptateur USB-MIDI. Ce n’est pas choquant dans cette gamme de prix, mais c’est bon à savoir.
Au quotidien, l’ergonomie est correcte. Les LEDs de niveau de gain sont bien visibles, on voit vite quand on tape dans le rouge. J’aurais juste aimé un peu plus de retour visuel sur les niveaux de sortie casque/moniteurs, mais on s’y fait. Le design reste sobre, pas de gadget lumineux partout, ça ressemble à un outil de travail et pas à un jouet RGB. Pour un bureau déjà chargé, le format et la simplicité sont un vrai point positif.
Confort d’utilisation : ça marche, mais le côté logiciel peut fatiguer
Sur la partie matérielle, le confort d’utilisation est plutôt bon. Tu branches en USB-C, ça s’allume, les potards tombent bien sous la main, la sortie casque a son volume dédié donc tu peux régler ton retour sans toucher au volume des enceintes. Pour enregistrer une voix ou une guitare en 5 minutes, c’est nickel. Le monitoring direct est simple à activer, donc tu peux t’entendre sans latence si ton PC commence à souffler un peu.
Là où ça se complique un peu, c’est côté logiciel, surtout sous Windows. L’outil Easy Start est censé te prendre par la main pour installer les drivers, les DAW et les plugins. En pratique, ça fonctionne, mais c’est long si tu veux tout faire d’un coup. Entre les comptes à créer, les licences à activer, les téléchargements assez lourds (surtout Pro Tools et certains plugins), ça peut vite prendre une soirée entière. Perso, j’ai laissé tomber une partie du bundle parce que j’avais juste envie d’enregistrer, pas de passer ma vie dans des installateurs.
Côté stabilité, sur Mac ça s’est passé sans souci, tout a été reconnu rapidement. Sur Windows 11, j’ai eu quelques micro "pop" et petits ralentissements audio en jonglant entre une session DAW, un navigateur avec plein d’onglets et Discord en fond. Rien de dramatique, mais assez pour te sortir du moment quand tu enregistres une bonne prise. En réduisant un peu la charge (moins d’onglets, buffer un peu augmenté), ça reste stable.
Au final, niveau confort, je dirais que physiquement c’est très simple et agréable à utiliser, mais le combo drivers + bundle logiciel peut saouler si tu n’aimes pas passer du temps dans les installateurs. Une fois que tout est en place et que tu restes sur un ou deux logiciels que tu maîtrises, l’expérience est fluide. Si tu cherches un truc "je branche et j’enregistre en 2 minutes sans rien configurer", il faut quand même accepter un minimum de mise en place au début.
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais attention aux drivers sur le long terme
Sur la construction, la Scarlett Solo 4th Gen donne une bonne impression. Le boîtier en métal a l’air solide, ça ne sonne pas creux ni cheap quand tu le prends en main. Les potards ne flottent pas, ils tournent bien, sans jeu bizarre, et les connecteurs XLR/jack accrochent correctement. Je ne l’ai pas balancée dans un sac sans protection pendant des mois, mais pour l’instant, entre quelques déplacements et du branchement/débranchement régulier, ça tient bien.
Focusrite annonce une dispo de pièces détachées sur 5 ans et une garantie de 3 ans, ce qui est plutôt rassurant pour ce genre de matos. Vu la réputation de la marque et le nombre de Scarlett qui tournent encore après plusieurs années, je ne suis pas trop inquiet sur la durée de vie physique du boîtier. Ce n’est pas un truc en plastique tout mou qui va casser au premier choc.
Là où je suis un peu plus prudent, c’est sur la durabilité logicielle : les drivers, le suivi sur les nouvelles versions de Windows/macOS, etc. Pour l’instant, sur Mac ça roule, sur Windows 11 c’est globalement ok mais avec quelques petits bugs de temps en temps. Rien de catastrophique, mais ça montre qu’on n’est pas sur une stabilité béton comme certaines interfaces plus chères ou orientées vraiment pro.
Sur quelques semaines, je n’ai pas eu de plantage total, juste des micro-craquements et des relances de driver après des longues sessions. Pour un home studio, c’est acceptable, mais si tu comptes l’utiliser en live critique ou en contexte pro, je garderais un plan B. Pour un usage domestique régulier, la combinaison boîtier costaud + réputation de la marque me semble quand même assez rassurante sur la durée.
Performances audio : propre, silencieux, le mode Air sympa mais pas magique
C’est surtout sur la qualité audio que je l’attendais, et là-dessus la Scarlett Solo 4th Gen fait un boulot sérieux. Les préamps sont propres et assez silencieux. Avec un micro dynamique type SM58, j’ai assez de gain pour enregistrer une voix parlée ou chantée sans pousser tout à fond. Pour les micros à ruban ou des dynamiques très gourmands, ça risque d’être un peu juste, mais pour un usage classique home studio, ça va très bien.
Les convertisseurs annoncés avec 120 dB de plage dynamique, sur le papier ça fait pro, en pratique ça se traduit par un son bien détaillé, pas de souffle audible à niveau normal, et des enregistrements qui supportent un peu de traitement derrière sans partir en bouillie. J’ai comparé rapidement avec mon ancienne interface entrée de gamme : sur les mêmes prises guitare/voix, la Scarlett sort un signal un peu plus clair, avec moins de bruit de fond et des transients mieux respectés.
Le mode Air, c’est un des trucs mis en avant. En gros, ça ajoute un peu de présence dans les aigus et une légère coloration. Sur une voix un peu terne ou une guitare acoustique, ça peut aider à les faire ressortir dans le mix sans toucher tout de suite à l’EQ. Ce n’est pas une révolution, mais c’est pratique pour avoir un son "déjà un peu travaillé" en entrée. Il ne faut pas s’attendre à un changement radical, c’est un petit plus, pas un bouton magique.
En termes de latence, avec un buffer raisonnable (128 ou 256 samples) sur un PC correct, on reste sur quelque chose de jouable pour enregistrer guitare ou chant avec quelques plugins en insert. Ce n’est pas la carte la plus rapide du monde, mais pour du home studio, ça tient la route. Les rares pops que j’ai eus étaient plus liés à la charge globale du système qu’à l’interface en elle-même. Globalement, pour le prix, les performances audio sont franchement correctes.
Présentation générale : à qui s’adresse vraiment cette Scarlett Solo 4th Gen ?
La Scarlett Solo 4th Gen, c’est la plus petite interface de la gamme Focusrite actuelle : 1 entrée micro XLR, 1 entrée instrument/jack, 2 sorties pour les enceintes et 1 sortie casque. Pas plus, pas moins. Donc déjà, il faut être clair : c’est pensé pour les gens qui enregistrent surtout en solo. Si tu veux brancher deux micros en même temps (duo de voix, prise stéréo, batterie même en mode très light), ce n’est pas le bon modèle, il faut viser la 2i2.
Le positionnement est assez simple : home studio, streaming, podcast solo, création de contenu, maquettes. Pour ce genre d’usage, le nombre d’entrées suffit largement. J’ai pu enregistrer des voix avec un micro XLR, puis une guitare électrique directement en jack dans l’entrée instrument, et tout se fait sans gymnastique compliquée. Tu choisis ta source, tu règles le gain, tu surveilles le cercle lumineux autour du potard (vert/orange/rouge) et tu ajustes. C’est basique, mais efficace.
Focusrite met aussi en avant tout le pack logiciel : Pro Tools Intro, Ableton Live Lite, 6 mois de FL Studio Producer Edition, plus le bundle Hitmaker Expansion. Sur le papier, c’est super pour démarrer, tu as de quoi tester plusieurs DAW et quelques plugins. Dans la réalité, il faut du temps, de la place sur le disque et un peu de patience pour tout installer et activer. Perso, j’en ai testé quelques-uns puis je suis revenu à Reaper et Ableton, parce que je les connais déjà.
Au final, cette interface s’adresse surtout à : un chanteur-guitariste qui veut des démos propres, un streamer qui veut une meilleure qualité de son avec un micro XLR, ou quelqu’un qui commence la MAO et ne veut pas se ruiner. Si tu comptes enregistrer un groupe, multiplier les micros ou faire de la prise de son plus avancée, tu risques d’être vite limité par le nombre d’entrées. Mais pour un set simple, ça fait clairement le job.
Points Forts
- Son propre et silencieux, avec une bonne qualité de préamplis pour le prix
- Format compact, boîtier métal solide et utilisation matérielle très simple
- Pack logiciel fourni assez large pour démarrer (plusieurs DAW et plugins)
Points Faibles
- Une seule entrée micro, vite limitant si tu veux enregistrer à deux
- Bundle logiciel long et parfois pénible à installer, petits soucis de drivers possibles sous Windows
Conclusion
Note de la rédaction
La Focusrite Scarlett Solo 4th Gen, c’est une petite interface audio qui fait bien ce pour quoi elle est pensée : permettre à quelqu’un qui bosse en solo d’enregistrer voix et instruments avec une qualité propre, sans se perdre dans une usine à gaz. Les préamps sont silencieux, le son est clair, le mode Air apporte un petit plus sympa sur les voix et les guitares, et le boîtier respire le sérieux. Pour de la MAO à la maison, du streaming ou du podcast solo, ça tient clairement la route.
Ce n’est pas parfait pour autant. Le nombre d’entrées est très limité, donc si tu veux enregistrer à deux ou faire des prises plus complexes, tu seras vite bloqué. Le bundle logiciel est généreux mais lourd à installer, et sous Windows 11 il peut y avoir quelques petits soucis de stabilité selon la config. Rien de dramatique, mais ça rappelle qu’on reste sur du matos orienté home studio, pas sur une interface haut de gamme intouchable.
Concrètement, je la recommande à : un chanteur-guitariste qui veut des démos propres, un créateur de contenu qui veut passer à un vrai micro XLR, ou quelqu’un qui débute sérieusement en MAO avec un setup simple. Ceux qui devraient passer leur chemin : les gens qui ont déjà besoin de plusieurs entrées, ceux qui veulent une stabilité en béton pour la scène, ou ceux qui n’ont aucune envie de mettre les mains dans les drivers et les installations de logiciels. Dans son cadre d’usage, c’est un bon plan, à condition de bien savoir ce qu’on achète.