Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas le deal du siècle
Design et ergonomie : joli sur le bureau, pas parfait à l’usage
Construction et fiabilité : ça inspire plutôt confiance
Qualité sonore et performances : propre, sérieux, sans faire rêver
Ce que propose vraiment la Volt 1 sur le papier
Dans la vraie vie : enregistrement, streaming, podcast
Points Forts
- Son propre avec un préamp sérieux et un mode Vintage utile dans certains cas
- Format compact, construction solide et utilisation simple au quotidien
- Compatibilité large (Mac, PC, iPad/iPhone) avec monitoring direct pratique pour l’enregistrement et le streaming
Points Faibles
- Une seule entrée micro/instrument, vite limitante si tu veux enregistrer à deux
- Bundle logiciel lourd à installer, avec beaucoup de comptes/licences et des plugins assez chers si tu veux aller plus loin
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Universal Audio |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 13 x 14,5 x 5 cm; 544 grammes |
| Numéro du modèle de l'article | VOLT1 |
| Couleur | Noir |
| Compatibilité du périphérique | Ordinateur personnel, Mac, iPad, iPhone, microphone, guitare électrique, appareils MIDI |
| Interface du matériel informatique | USB 2.0 |
| Logiciel de support | Logiciels audio essentiels, UAD Spark (30 jours d'essai gratuit), compatible avec macOS, Windows 10 ou 11 (64 bits), iPadOS et iOS 14 versions ultérieures. |
| Système d'exploitation | (PC) Windows 10 or 11 (64-bit editions), (macOS) 10.15 Catalina or newer, iPadOS / iOS 14 or newer |
Une petite interface qui promet du "son UA" sans se ruiner
Je tourne en home-studio depuis un moment, j’ai déjà eu des Focusrite Scarlett, une petite SSL2, et j’étais curieux de voir ce que Universal Audio proposait sur l’entrée de gamme. La Volt 1, c’est un seul préamp, deux sorties, USB, et un mode “Vintage” censé rappeler leurs vieux préamps à lampes. En gros, c’est la carte pour ceux qui veulent enregistrer voix, guitare ou faire du podcast/stream sans se prendre trop la tête. Pas de DSP comme sur les Apollo, juste une interface simple mais annoncée avec un bon son.
Je l’ai utilisée surtout pour : enregistrer de la voix (podcast et voix off), un peu de guitare, et comme sortie son principale pour écouter de la musique sur des enceintes de monitoring et un casque. Branchée sur un PC Windows et un MacBook, plus un test rapide sur iPad. Donc pas un test de labo, mais un usage assez classique d’un gars qui fait de la MAO à la maison.
Ce qui m’a intéressé au départ, c’est le combo : marque réputée + format compact + compatibilité Mac/PC/iPad, plus le fameux bouton Vintage qui est mis en avant partout. Et aussi le fait qu’elle reste alimentée en USB 2.0, donc pas besoin d’alim externe dans la plupart des cas. Sur le papier, ça coche pas mal de cases pour un petit setup sérieux sans tomber dans du matos « pro » hors de prix.
Après quelques semaines, mon avis est assez clair : ça ne révolutionne rien, mais ça fait le job proprement, avec deux-trois détails bien pensés et quelques trucs agaçants, surtout côté logiciels et installation. Si tu cherches une interface simple pour une seule source (voix ou instrument) et que tu veux quelque chose d’un peu plus sérieux qu’une entrée jack de PC, la Volt 1 est clairement dans la course. Mais il y a deux-trois points à connaître avant de sortir la CB.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas le deal du siècle
Sur la question du prix, il faut être honnête : la Volt 1 n’est pas la moins chère du marché. Selon les promos, elle tourne souvent plus haut qu’une Focusrite Scarlett Solo ou qu’une Behringer d’entrée de gamme. Par contre, tu payes pour un ensemble un peu plus soigné : meilleur look, préamp sérieux, mode Vintage, compatibilité large, et un minimum de bundle logiciel. Si tu la touches autour de 150–180 €, c’est franchement pas mal. Au-delà, ça commence à valoir le coup de comparer plus sérieusement avec la concurrence.
Le bundle de logiciels a une valeur théorique élevée, mais en pratique, il faut voir si tu vas vraiment t’en servir. Entre les téléchargements lourds, les comptes à créer, les périodes d’essai qui expirent et les plugins qui restent payants si tu veux la version complète, ça peut vite ressembler plus à de la pub qu’à un vrai cadeau. Pour un débutant, Ableton Live Lite et quelques plugins suffisent largement pour démarrer, mais ne base pas tout ton achat là-dessus.
Comparé à ce que j’ai déjà utilisé : une Scarlett Solo est souvent un peu moins chère et fait très bien le taf aussi, mais sans le mode Vintage ni le look UA. La SSL2 a un son un peu plus "caractère" mais coûte souvent plus cher et n’a pas le même bundle. La Volt 1 est un peu au milieu : jamais la plus abordable, jamais la plus chère, mais avec un équilibre correct entre son, design et fonctionnalités.
Au final, le rapport qualité-prix est bon si tu sais ce que tu achètes : une interface simple, mono entrée, avec un son propre et quelques petits bonus. Si tu comptes exploiter à fond les plugins UA et le mode Vintage, tu seras content. Si tu voulais juste la carte la moins chère pour brancher un micro une fois par mois, tu peux trouver plus économique ailleurs. Pour un créateur régulier qui veut quelque chose de fiable et propre sans monter tout de suite dans du matos semi-pro, ça reste un choix cohérent.
Design et ergonomie : joli sur le bureau, pas parfait à l’usage
Niveau look, la Volt 1 est plutôt réussie. Format compact (13 x 14,5 x 5 cm, un peu plus de 500 g), elle tient bien sur le bureau, ne glisse pas, et ne fait pas "jouet". Le style est sobre : façade noire, boutons colorés, LED claires. Elle a moins le côté "vintage bois" des modèles 176/276/476, mais honnêtement, une fois posée sur le bureau, ça reste propre et sérieux. Pour un petit setup de stream ou de MAO, ça rend bien, ça ne fait pas cheap.
L’ergonomie est globalement correcte : tous les boutons principaux sont en façade, le réglage de volume casque et enceintes est simple, le bouton Direct Monitor est bien pratique pour entendre ta voix sans latence. Le petit anneau LED autour du potard de gain est très utile pour voir si tu pousses trop. Le bouton Vintage est bien visible, tu sais tout de suite s’il est activé ou pas. Pour quelqu’un qui débute, tu ne passes pas trois heures à chercher comment entendre ton micro.
Là où ça coince un peu, c’est le placement de l’entrée XLR en façade. Sur le papier, c’est pratique, mais en vrai, avec un gros câble XLR et un bras de micro, ça prend de la place devant l’interface. Si tu as un bureau peu profond, tu te retrouves avec le câble qui gêne les mains ou le clavier. Tu peux bricoler avec un XLR coudé, mais ce n’est pas idéal. Perso, je préfère les interfaces avec les entrées derrière ou sur le dessus quand on travaille beaucoup assis juste devant l’ordi.
Au quotidien, le design fait le job : tu vois où tu en es, tu règles vite fait, ça chauffe peu et ça tient bien en place. Mais ce n’est pas l’interface la plus ergonomique du marché si tu veux un truc parfaitement intégré à un poste de travail serré. Pour un bureau un peu large ou une petite table dédiée au son, ça passe très bien. Si tu aimes les setups bien propres sans câble qui pend devant, réfléchis à la façon dont tu vas la placer.
Construction et fiabilité : ça inspire plutôt confiance
Niveau construction, la Volt 1 donne une impression solide pour une interface de ce segment. Le châssis est rigide, les boutons ne flottent pas, les potards ont une bonne résistance et ne donnent pas l’impression qu’ils vont partir de travers au bout de deux semaines. On n’est pas sur un tank de studio à 1000 €, mais pour un usage bureau, home-studio ou même transport dans un sac à dos, ça tient la route.
Les connecteurs (XLR/jack, USB, jacks de sortie) semblent bien fixés. Je n’ai pas senti de jeu particulier en branchant/débranchant plusieurs fois. Le poids (un peu plus de 500 g) aide à ce que l’interface ne se balade pas dès que tu tires un peu sur un câble. C’est un détail, mais en pratique, c’est agréable : tu n’as pas besoin de la retenir à chaque branchement.
Sur la partie fiabilité logicielle, c’est plutôt stable. Sur Mac, c’est plug and play, tu branches et ça fonctionne. Sur Windows, tant que tu installes proprement le driver UA et que tu ne fais pas tourner 50 trucs USB borderline en même temps, ça reste fiable. Je n’ai pas eu de coupures aléatoires ou d’interface qui disparaît du système. Les retours utilisateurs vont dans le même sens : pas mal de gens l’utilisent H24 dans un setup de streaming ou de MAO sans souci majeur.
Le seul point un peu flou, c’est la disponibilité des pièces détachées, qui n’est pas clairement indiquée. En gros, si un jour quelque chose claque hors garantie, tu seras probablement sur un remplacement complet plutôt qu’une réparation. Mais à ce prix et pour ce type de produit, c’est malheureusement la norme. Pour un usage normal (pas de chutes, pas de bière renversée dessus), je ne vois pas de raison de s’inquiéter sur la durée, surtout si tu ne passes pas ton temps à la trimballer en tournée.
Qualité sonore et performances : propre, sérieux, sans faire rêver
Côté son, c’est là où on attend surtout une interface comme la Volt 1. Globalement, le préamp est propre, avec assez de gain pour des micros dynamiques classiques, surtout si tu ne chuchotes pas à 1 mètre. Pour des podcasts, voix off, chant tranquille avec un micro correct, ça tient très bien. On n’est pas sur un préamp haut de gamme de studio, mais pour une interface de ce prix, ça tient la route. Le souffle reste raisonnable tant que tu ne pousses pas le gain dans ses derniers crans.
Le fameux mode Vintage apporte une petite coloration. Faut pas s’attendre à un gros truc magique, ça épaissit un peu, ça donne un léger côté plus chaud, surtout sur guitare ou voix parlée. Personnellement, je l’ai trouvé plus sympa sur guitare électrique en direct que sur voix chantée. Ça peut aider à éviter un son trop plat, mais ce n’est pas non plus un plugin miracle intégré. Si tu débutes, tu peux le laisser activé la plupart du temps et voir si ça te plaît, mais ça ne remplace pas un vrai travail de mix derrière.
En sortie, que ce soit sur enceintes de monitoring ou casque, le son est propre, sans craquements, avec une bonne réserve de volume. Certains se plaignent parfois de la sortie casque sur des interfaces d’entrée de gamme ; là, honnêtement, pour un casque de studio type Beyer/Audio-Technica, ça drive correctement. Tu peux bosser plusieurs heures sans sentir que ça manque de puissance ou que ça sature pour rien. Pour écouter de la musique, des films ou mixer un projet simple, ça fait le job sans souci.
Comparé à des concurrentes comme la Focusrite Scarlett Solo ou la SSL2, je dirais que la Volt 1 est dans la même zone : jamais la meilleure partout, jamais la pire. Le préamp est un peu plus "posé" que sur certaines Scarlett, un peu moins punchy que sur la SSL2, mais on parle de nuances. Pour un usage YouTube, streaming, maquettes, podcast, c’est largement au-dessus de ce que propose une entrée micro de PC ou une petite interface USB bas de gamme. Si tu veux vraiment monter en gamme, il faudra passer sur des séries plus chères (Clarett, Audient plus haut, etc.).
Ce que propose vraiment la Volt 1 sur le papier
Concrètement, la Volt 1 c’est une interface audio USB 1 entrée / 2 sorties au format desktop. Devant, tu as : une combo XLR/jack pour brancher soit un micro, soit une guitare/basse, un bouton de gain avec un anneau LED pour surveiller le niveau, un bouton Vintage, un switch instrument/ligne, un contrôle de volume casque, un contrôle de volume des sorties enceintes, et un bouton direct monitoring mono/stéréo. Derrière, tu as les deux sorties jack pour les enceintes, la prise casque, le port USB-C, et le MIDI in/out en DIN 5 broches.
Elle fonctionne sur Mac, Windows, iPad et iPhone (avec l’adaptateur qui va bien), avec une alimentation par USB 2.0 dans la plupart des cas. Pas besoin de driver spécifique sur Mac, sur Windows ça se passe via un driver UA mais rien de compliqué. La fréquence d’échantillonnage monte jusqu’à 192 kHz, ce qui est largement suffisant pour de la MAO, du podcast, du streaming, etc. On est clairement sur un produit orienté "créateur de contenu" et petit home-studio, pas sur un gros setup multicanal.
Universal Audio met aussi en avant un bundle logiciel : Ableton Live Lite, quelques plugins, et un essai de UAD Spark. Sur le papier, ça a l’air généreux, mais il faut être honnête : ça implique plusieurs comptes, des activations, parfois iLok, et ça peut vite partir en prise de tête si tu voulais juste enregistrer ta voix en une heure. Les logiciels pèsent aussi lourd (plusieurs Go chacun pour certains instruments virtuels).
En résumé, la proposition est simple : si tu n’as besoin que d’un seul préamp, la Volt 1 te donne un son propre, une compatibilité large, un mode Vintage pour colorer un peu le son, et un minimum de fonctions pratiques (monitoring direct, bouton on/off sur certains setups). Par contre, si tu sais déjà que tu vas enregistrer à deux micros ou faire une prise guitare + voix en même temps, ce modèle-là sera tout de suite trop limité. Dans ce cas, il faut viser au moins la Volt 2 ou regarder chez Focusrite/MOTU/SSL.
Dans la vraie vie : enregistrement, streaming, podcast
Utilisée au quotidien, la Volt 1 fait le job sans drama. En enregistrement de voix dans DaVinci Resolve, Ableton Live ou Reaper, elle est stable, pas de déconnexions bizarres, pas de bug audio. Tu branches, tu sélectionnes la carte dans ton logiciel, tu règles le buffer pour ne pas avoir trop de latence, et c’est parti. Pour un setup podcast avec un seul micro XLR, c’est largement suffisant. Tu peux t’entendre en direct avec le monitoring, ce qui est essentiel pour ne pas hurler ou chuchoter sans le sentir.
En streaming, couplée à OBS par exemple, ça se passe bien aussi. Tu routes la Volt comme source audio, tu actives éventuellement le mode Vintage pour donner un peu de caractère à ta voix, et tu laisses tourner. Pas de souffle gênant, pas de coupure, et tu peux laisser l’interface branchée en permanence grâce au bouton on/off ou au fait qu’elle consomme peu. Ça permet d’avoir un son bien plus propre qu’un micro USB basique, avec la possibilité de changer de micro plus tard si tu montes en gamme.
Le gros point à garder en tête, c’est que la Volt 1 est mono entrée. Donc si tu veux enregistrer guitare + voix en même temps, ou deux micros pour un podcast à deux, ce n’est pas la bonne carte. Là, tu devras passer à la Volt 2 ou une autre interface 2 entrées. Pour un créateur solo, un streamer seul, un musicien qui enregistre piste par piste, ça passe très bien. Mais dès que tu veux faire du duo ou des prises plus complexes, tu atteins vite la limite matérielle.
Au final, en efficacité pure, je dirais qu’elle est très correcte pour ce qu’elle vise : solo creator, petit home-studio, voix off. Elle ne rajoute pas de fonctionnalités gadget, pas de pads de samples, pas d’effets intégrés compliqués. C’est presque brut, mais dans le bon sens : on branche, on règle le gain, on enregistre. Si tu veux une usine à gaz avec mixage virtuel intégré (type GoXLR ou Elgato Wave XLR), ce n’est pas le bon produit. Si tu veux juste une interface fiable avec un bon son pour une seule source, là ça colle bien.
Points Forts
- Son propre avec un préamp sérieux et un mode Vintage utile dans certains cas
- Format compact, construction solide et utilisation simple au quotidien
- Compatibilité large (Mac, PC, iPad/iPhone) avec monitoring direct pratique pour l’enregistrement et le streaming
Points Faibles
- Une seule entrée micro/instrument, vite limitante si tu veux enregistrer à deux
- Bundle logiciel lourd à installer, avec beaucoup de comptes/licences et des plugins assez chers si tu veux aller plus loin
Conclusion
Note de la rédaction
En résumé, la Universal Audio Volt 1, c’est une petite interface sérieuse pour ceux qui bossent seuls : podcasters, streamers, chanteurs/guitaristes qui enregistrent piste par piste, ou créateurs de contenu qui veulent un son propre sans se prendre la tête. Le préamp fait le job, le mode Vintage apporte une petite couleur sympa sans être révolutionnaire, et la sortie casque/enceintes est suffisamment propre pour travailler confortablement. L’ergonomie est globalement bonne, même si l’entrée XLR en façade peut gêner sur un petit bureau.
Là où il faut être lucide, c’est sur les limites : une seule entrée, donc pas de duo ni de prises un peu ambitieuses. Le bundle logiciel est correct mais un peu lourd à installer, avec des essais qui finissent par expirer et des plugins assez chers si tu veux aller plus loin. Et le prix la place face à des concurrentes solides comme Focusrite, MOTU ou SSL, qui peuvent être plus intéressantes selon tes priorités (plus d’entrées, autre couleur sonore, logiciels différents).
Pour qui c’est adapté ? Pour quelqu’un qui veut une interface simple, fiable et compacte, avec un son propre et un peu de personnalité, et qui n’a besoin que d’un seul préamp. Qui devrait passer son chemin ? Ceux qui prévoient d’enregistrer à plusieurs, qui veulent un vrai centre de routing audio pour le streaming avancé, ou qui cherchent juste le moins cher possible. Si tu te reconnais dans le profil "créateur solo qui veut monter d’un cran par rapport à un micro USB", la Volt 1 est une option solide à considérer.