Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu exploites le logiciel
Design : simple, compact, pensé pour le bureau
Qualité de fabrication et fiabilité : ça inspire confiance, avec quelques réserves
Performance audio : gros gain, peu de bruit, Clipguard utile
Présentation : ce que fait vraiment la Wave XLR
Au quotidien : simple à utiliser, surtout avec Wave Link
Points Forts
- Préampli puissant (jusqu’à 75 dB) avec peu de bruit, adapté aux micros dynamiques gourmands
- Logiciel Wave Link pratique pour gérer plusieurs sources audio et deux mix (toi / stream)
- Technologie Clipguard efficace pour limiter les saturations en live
Points Faibles
- Un seul canal XLR et pas de sorties enceintes, limité à un setup micro + casque
- Bouton mute tactile potentiellement moins fiable/pratique qu’un switch physique
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Elgato |
| Couleur | Wave XLR - Noir |
| Connexions | USB |
| Appareils compatibles | Ordinateur personnel |
| Garantie constructeur | 2 ans. |
| Dimensions du produit (L x l x h) | 8,41 x 8,79 x 11,81 cm; 300 grammes |
| Moyenne des commentaires client | 4,6 4,6 sur 5 étoiles 2 337 évaluations 4,6 sur 5 étoiles |
| Numéro du modèle de l'article | 10MAG9901 |
Une petite interface qui fait beaucoup parler d’elle
J’ai utilisé l’Elgato Wave XLR pendant plusieurs semaines sur mon PC, principalement pour du streaming, des calls Discord et un peu d’enregistrement vocal. Avant ça, j’étais sur une petite interface audio plus classique (type Focusrite) sans logiciel poussé. Je voulais voir si tout le côté “logiciel + gros gain + anti-clipping” d’Elgato était juste du blabla marketing ou si, dans la vraie vie, ça change vraiment quelque chose quand tu parles devant ton micro tous les jours.
Concrètement, je l’ai testée avec un micro dynamique (style PodMic/SM7B-like) et un micro à condensateur, histoire de voir si le préamp et l’alim fantôme tiennent la route. J’ai aussi pas mal joué avec Wave Link, leur appli de mixage, parce que c’est un peu le cœur du truc : sans le logiciel, la Wave XLR perd une grosse partie de son intérêt. Niveau usage, c’était surtout OBS, jeux, musique, navigateur, Discord, le combo classique d’un streamer / créateur de contenu.
Globalement, le produit vise clairement les créateurs qui veulent un setup propre sans se prendre la tête avec des tables de mixage énormes ou des interfaces bourrées de boutons. C’est une petite boîte, un gros bouton, un soft, et c’est tout. L’idée, c’est : tu poses sur le bureau, tu branches en USB-C, tu règles ton gain, et normalement tu n’y touches plus trop. C’est ce que j’ai essayé de faire : le tester comme un utilisateur normal, pas comme un ingénieur du son qui va compter les dB au millimètre près.
Je vais être honnête : la Wave XLR n’est pas parfaite, il y a deux-trois trucs qui m’ont un peu agacé, mais dans l’ensemble ça reste un produit cohérent. Dans ce test, je vais surtout parler de ce que ça change concrètement par rapport à une petite interface basique : le confort d’utilisation, la qualité audio perçue, le comportement en stream et en jeu, et si ça vaut vraiment le prix quand on compare à un GoXLR Mini ou une Focusrite + logiciel tiers.
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu exploites le logiciel
Niveau prix, la Wave XLR se place au-dessus des petites interfaces audio d’entrée de gamme type Behringer ou les premiers modèles Focusrite, mais en dessous d’un GoXLR complet. On est sur un tarif qui fait un peu réfléchir : ce n’est pas un achat impulsif, surtout si tu dois en plus acheter un bon micro XLR derrière. La question, c’est : est-ce que la différence de prix par rapport à une interface classique est justifiée ?
Si tu regardes uniquement le hardware (une entrée XLR, une sortie casque, pas de sorties enceintes, un seul canal), sur le papier, tu peux trouver plus “polyvalent” pour le même prix ou moins cher. Une interface classique te donnera souvent plusieurs entrées/sorties. Donc si ton but est de faire de la musique, d’enregistrer plusieurs sources ou d’avoir un setup plus “studio”, clairement, il y a mieux pour le prix.
Par contre, si tu es vraiment dans un usage streaming / création de contenu solo, le rapport qualité-prix devient plus intéressant. Le combo préamp puissant + Clipguard + Wave Link + support des VST fait gagner pas mal de temps et de confort. Tu n’as pas besoin de cumuler plusieurs logiciels ou de te battre avec les paramètres audio de Windows. Si tu ajoutes un Stream Deck à l’équation, l’écosystème Elgato prend encore plus de sens et là, l’investissement se tient.
En résumé : pour un streamer ou podcasteur qui veut un setup propre, simple à gérer, et qui n’a besoin que d’un seul micro, la Wave XLR propose un rapport qualité-prix correct. Ce n’est pas l’option la moins chère, mais elle se défend par son côté plug-and-play amélioré et son logiciel. Si tu cherches juste “le moins cher pour brancher un XLR en USB”, passe ton chemin. Si tu veux un truc pensé pour le live et que tu comptes vraiment utiliser Wave Link, là ça commence à valoir le coup.
Design : simple, compact, pensé pour le bureau
Niveau design, la Wave XLR joue la carte du minimalisme : un bloc noir assez compact, un gros bouton au milieu, quelques LED, et c’est tout. Sur le bureau, ça prend peu de place : environ 8,4 x 8,8 x 11,8 cm pour 300 g, donc ça ne fait pas mastodonte comme certaines tables de mixage. Tu peux la coller juste sous ton écran ou à côté du clavier sans te sentir envahi. Pour un setup de streamer déjà chargé (clavier, souris, stream deck, micro, bras articulé…), ce format est franchement agréable.
Le gros bouton central sert à tout : régler le gain du micro, le volume du casque, ou le mix PC / monitoring direct. Tu passes d’un mode à l’autre avec un appui, et tu tournes pour ajuster. Les LED autour indiquent ce que tu es en train de modifier. C’est assez intuitif au bout de quelques jours, même si, au début, on se trompe parfois de mode et on se demande pourquoi le volume ne change pas. Le fait de pouvoir changer la façade et le bouton est sympa sur le papier, mais honnêtement, c’est du bonus esthétique, pas un critère d’achat.
À l’avant, tu as juste la prise casque et le bouton mute tactile. Le mute est capacitif : tu poses le doigt, ça coupe. Pas de clic, pas de bruit dans le micro, c’est propre. Par contre, comme c’est tactile, si tu as l’habitude de poser ta main dessus ou de frôler l’interface, tu peux mute/démute sans faire exprès. Certains utilisateurs se plaignent de bugs de mute (genre mute qui ne marche plus dans un sens), je n’ai pas eu ce souci, mais c’est bon à savoir.
À l’arrière, c’est simple : XLR, USB-C, et c’est tout. Pas d’entrée ligne, pas de sortie vers des enceintes de monitoring, donc si tu voulais utiliser ça comme interface principale pour toute ta chaîne audio avec des enceintes de studio, tu es un peu limité. En résumé, le design est propre, sobre, fonctionnel, mais très orienté “un micro + un casque”. Si c’est ce que tu cherches, ça fait clairement le job. Si tu veux un centre audio complet pour tout ton studio, là ça commence à faire léger.
Qualité de fabrication et fiabilité : ça inspire confiance, avec quelques réserves
En main, la Wave XLR donne une impression plutôt solide. Le boîtier est compact, assez lourd pour sa taille (environ 300 g), ce qui fait qu’il ne glisse pas partout au moindre coup de câble. Le gros bouton tourne bien, sans jeu bizarre, et les clics de changement de mode sont nets. On n’est pas sur du plastique cheap de jouet, ça semble penser pour rester posé sur un bureau et être utilisé tous les jours sans trop de ménagement.
Après quelques semaines, rien n’a bougé : pas de grincement, pas de faux contact sur la prise casque ou l’XLR, et le port USB-C tient bien. Le bouton mute tactile, par contre, me laisse un peu plus sceptique niveau longévité. Comme il n’y a pas de retour physique, c’est difficile de savoir si c’est bien activé sans regarder la LED, et certains utilisateurs Amazon se plaignent que le mute se met à ne plus fonctionner correctement (mute dans un sens seulement, besoin de rebrancher, etc.). Je n’ai pas eu le problème, mais le fait que ça remonte dans les avis montre qu’il peut y avoir des séries moins propres.
Elgato annonce une garantie de 2 ans, ce qui est correct pour ce genre de produit. La marque a quand même un certain historique dans le matos de streaming (cam links, stream deck, micros…), donc on n’est pas sur une marque inconnue qui disparaît au bout de six mois. Les mises à jour logicielles continuent à tomber, notamment avec l’ajout des VST, ce qui est plutôt rassurant sur le suivi du produit dans le temps.
Pour la durabilité purement matérielle, je dirais que c’est fiable pour un usage bureau intensif, du moment que tu ne la trimballes pas partout dans un sac sans protection. Ce n’est pas une interface “road ready” pour les tournées, mais pour un setup fixe, ça suffit largement. Le seul point qui me fait lever un sourcil, c’est vraiment ce bouton mute capacitif : pratique, silencieux, mais potentiellement plus capricieux qu’un bon vieux switch mécanique à long terme.
Performance audio : gros gain, peu de bruit, Clipguard utile
Sur la partie audio pure, la Wave XLR tient bien la route. Le préampli monte jusqu’à 75 dB de gain, ce qui est largement suffisant pour des micros dynamiques gourmands type SM7B ou PodMic. Là où certaines petites interfaces te laissent avec un souffle assez audible quand tu pousses le gain à fond, ici le bruit reste vraiment contenu. Les specs parlent de -130 dBV à 60 dB de gain, et à l’oreille, c’est propre : pas de souffle gênant dans un usage normal, même en stream avec un peu de compression et de gate.
La techno Clipguard, c’est le truc mis en avant par Elgato. En gros, ça enregistre deux niveaux de signal et, si tu cries ou tu rigoles trop fort, ça évite que ça parte en saturation dégueu. En pratique, ça sauve clairement des pics quand tu t’emportes en jeu ou que quelqu’un te surprend sur Discord. Ce n’est pas magique si tu règles ton gain comme un bourrin, mais ça rattrape bien les accidents. Pour un streamer qui n’a pas envie de surveiller ses niveaux tout le temps, c’est un vrai plus.
La résolution monte à 24 bits / 96 kHz, ce qui est plus que suffisant pour du contenu en ligne. Honnêtement, entre 48 et 96 kHz, la plupart des gens ne feront pas la différence dans un stream Twitch compressé. L’important, c’est que la voix soit claire, stable, sans saturation ni souffle, et là-dessus, la Wave XLR fait le taf. J’ai comparé vite fait avec une interface Focusrite d’entrée de gamme : la différence n’est pas “jour et nuit”, mais la Wave XLR est un peu plus propre sur les micros dynamiques, surtout à gain élevé.
Le monitoring direct est aussi correct : pas de latence gênante, tu t’entends en temps réel dans le casque, ce qui est indispensable si tu fais du podcast ou du live où tu dois contrôler ton niveau. Par contre, comme il n’y a qu’une sortie casque et pas de sorties pour enceintes, tu es obligé de passer par le PC pour ton son global si tu veux des haut-parleurs. En résumé, niveau performance audio, c’est solide et adapté au streaming. Ce n’est pas une interface de studio haut de gamme pour enregistrer un album, mais pour de la voix en ligne, ça fait largement le boulot.
Présentation : ce que fait vraiment la Wave XLR
La Wave XLR, c’est une interface audio USB avec une seule entrée XLR, pensée pour les streamers et les créateurs de contenu qui n’ont besoin que d’un micro, mais qui veulent plus qu’un simple adaptateur XLR/USB. Sur le papier, tu as : jusqu’à 75 dB de gain, alimentation fantôme 48V pour les micros à condensateur, une techno Clipguard pour éviter la saturation, monitoring casque direct, et surtout l’intégration complète avec le logiciel Wave Link qui sert de table de mixage virtuelle.
En pratique, tu branches ton micro XLR derrière, ton casque devant, et la Wave XLR se comporte comme une carte son avec plusieurs canaux virtuels. Dans Wave Link, tu peux séparer le son du jeu, de Discord, de ton navigateur, de ta musique, etc., et créer deux mix différents : un pour toi dans le casque, un pour le stream. Franchement, pour le streaming, c’est là que ça devient intéressant : plus besoin de bidouiller 15 pistes dans Windows et OBS, tout se fait dans une seule appli.
Le gros point à retenir : c’est une interface mono canal. Donc si tu veux brancher deux micros, une guitare, ou faire du multi-instrument, oublie. C’est pensé pour une seule voix, point. En contrepartie, Elgato a mis le paquet sur ce canal-là : gros gain, faible bruit, et fonctions logicielles orientées live. On sent que le produit vise plus les streamers Twitch/YouTube que les musiciens qui veulent enregistrer un groupe.
Si tu viens d’un simple micro USB, la Wave XLR te permet de passer au XLR sans te perdre dans du matos audio pro. Si tu viens d’une interface plus classique, l’intérêt principal, c’est clairement Wave Link et Clipguard. Le reste, c’est du confort : grosse molette, bouton mute tactile, design compact. Ce n’est pas une usine à gaz comme un GoXLR complet, mais c’est largement suffisant pour un setup solo bien propre.
Au quotidien : simple à utiliser, surtout avec Wave Link
Là où la Wave XLR devient vraiment intéressante, c’est dans l’usage de tous les jours avec le logiciel Wave Link. En gros, tu installes le soft, et tu te retrouves avec une petite table de mixage virtuelle où tu peux ajouter plusieurs sources : jeu, navigateur, Discord, musique, etc. Tu règles le volume de chaque source et tu peux faire deux mix différents : un pour ce que toi tu entends, un pour ce que le stream entend. Ça évite les situations où tu te crames les oreilles avec le jeu juste parce que tu voulais que le chat l’entende mieux.
Comparé à des solutions plus bricolées (genre mixer les volumes dans Windows + OBS + Discord), Wave Link est plus clair. Tout est centralisé. Tu vois tes niveaux en temps réel, tu peux mute chaque source indépendamment, et avec un Stream Deck c’est encore plus pratique : tu mutes Discord, tu baisses la musique, etc., en un clic. Pour quelqu’un qui streame régulièrement, ça simplifie vraiment la gestion audio. Tu passes moins de temps à cliquer partout et plus de temps à jouer/parler.
Depuis les dernières mises à jour, tu peux aussi ajouter des plugins VST sur ta voix directement dans Wave Link. Ça veut dire que tu peux mettre un compresseur, un EQ, un noise gate, sans devoir passer par un autre logiciel ou des bidouilles dans OBS. Ça demande un peu de temps pour régler tout ça correctement, mais une fois que c’est fait, tu as un son bien propre qui sort partout pareil, que ce soit en stream, en enregistrement ou en call.
Par contre, tout ce confort repose sur le fait d’accepter d’être “enfermé” dans l’écosystème Elgato. Si Wave Link plante ou si tu n’aimes pas l’interface, tu perds une bonne partie de l’intérêt du produit. Et si tu es sur Linux, tu peux oublier, ce n’est clairement pas pensé pour toi. Dans l’ensemble, en usage quotidien sur Windows ou macOS, la Wave XLR est efficace : tu branches, tu règles une bonne fois, et après tu touches surtout au gros bouton et aux faders virtuels. C’est exactement ce que cherchent beaucoup de streamers qui ne veulent pas se transformer en ingénieur son.
Points Forts
- Préampli puissant (jusqu’à 75 dB) avec peu de bruit, adapté aux micros dynamiques gourmands
- Logiciel Wave Link pratique pour gérer plusieurs sources audio et deux mix (toi / stream)
- Technologie Clipguard efficace pour limiter les saturations en live
Points Faibles
- Un seul canal XLR et pas de sorties enceintes, limité à un setup micro + casque
- Bouton mute tactile potentiellement moins fiable/pratique qu’un switch physique
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, l’Elgato Wave XLR est une bonne petite interface pour ceux qui savent ce qu’ils veulent : un seul micro XLR, un casque, et un logiciel qui simplifie la vie en streaming. Le son est propre, le préamp a assez de patate pour les micros dynamiques, le bruit reste bas, et la techno Clipguard fait son boulot quand tu pars un peu trop fort dans les aigus ou les cris de rage. Ce n’est pas une révolution, mais dans l’usage quotidien, tu sens que c’est pensé pour des créateurs qui veulent passer plus de temps à produire du contenu qu’à régler leurs niveaux audio toutes les 5 minutes.
Par contre, ce n’est clairement pas un produit pour tout le monde. Si tu veux brancher plusieurs micros, des instruments, ou gérer des enceintes de monitoring directement, tu seras vite limité. Le bouton mute tactile peut aussi faire tiquer ceux qui préfèrent un bon vieux switch physique, et le fait de dépendre fortement du logiciel Wave Link peut gêner si tu aimes les solutions plus “universelles”. Pour un musicien ou quelqu’un qui veut une interface audio polyvalente, il y a des options plus logiques au même prix.
Pour résumer : si tu es streamer, podcasteur ou créateur de contenu solo, sur Windows ou macOS, et que tu veux un setup simple, propre, avec un vrai contrôle logiciel bien fichu, la Wave XLR est une option solide. Si tu cherches une interface audio généraliste ou la solution la moins chère possible, tu peux trouver mieux ailleurs. Elle fait bien ce pour quoi elle est conçue, mais il faut être dans la cible.