Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant en promo, discutable au prix fort
Design : compact, sérieux, mais pas ultra moderne
Autonomie et alimentation : ça tient longtemps, mais piles only
Solidité et fiabilité : ça respire le sérieux
Performance audio : bon, mais avec un peu de souffle
Présentation : ce qu’il sait faire concrètement
Points Forts
- Format très compact et léger, facile à avoir toujours sur soi ou sur un boîtier photo
- Fonctions complètes : 3 micros, directivité réglable, Bluetooth, 16 Go internes + microSD
- Autonomie solide avec piles AAA rechargeables et construction qui inspire confiance
Points Faibles
- Souffle audible quand on pousse le gain, moins propre que certains concurrents (ex : Zoom H1n)
- Prix un peu élevé au tarif plein et port micro-USB daté pour un produit actuel
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | OM SYSTEM |
Un petit enregistreur qui se prend pour un grand
J’ai utilisé l’OM SYSTEM LS-P5 pendant quelques semaines, principalement pour des interviews, des prises de son d’ambiance et comme petit bloc-notes audio au quotidien. Avant ça, j’avais surtout utilisé des Zoom H1n et H4n, donc j’ai vite fait la comparaison dans ma tête. Ce modèle se présente comme un enregistreur « haute résolution » avec trois micros et plein de fonctions. Sur le papier, ça vend du rêve pour un appareil aussi compact, mais je voulais voir ce que ça donne en conditions réelles, dans la rue, en salle, et posé sur un boîtier photo.
Concrètement, je l’ai trimballé dans un sac photo, dans une poche de veste et posé sur le sabot d’un hybride pour des tournages légers. Je m’en suis aussi servi pour enregistrer des réunions et quelques idées de morceaux de gratte à la maison. L’idée, c’était de voir si ça pouvait remplacer un Zoom H1n pour du son « sérieux » ou si c’est plus un dictaphone amélioré avec des options avancées.
Ce qui m’a frappé assez vite, c’est le côté hyper complet des menus et options. On sent que ce n’est pas un simple dictaphone à 40 €. Il y a les réglages de gain, plusieurs modes d’enregistrement, du Bluetooth, de la mémoire interne, du microSD, etc. Par contre, tout ça vient avec une contrepartie : il faut un peu se poser avec la notice au début, sinon on passe à côté de la moitié des trucs ou on se plante dans les réglages.
Au final, après quelques semaines, mon avis est assez clair : le LS-P5 est très pratique, compact, et le son est globalement bon, mais il n’est pas parfait. Il y a un peu de souffle, surtout si tu pousses le gain, et pour du travail audio vraiment propre, je continue de préférer un Zoom H1n ou un H4n. Par contre, pour le côté « toujours dans la poche et prêt à enregistrer », là il marque des points.
Rapport qualité-prix : intéressant en promo, discutable au prix fort
Sur la question du prix, c’est là où je suis un peu partagé. L’OM SYSTEM LS-P5 est souvent affiché assez haut pour un petit enregistreur de ce type. Quand tu vois qu’un Zoom H1n coûte moins cher et offre un souffle un peu mieux maîtrisé, tu te poses forcément des questions. Par contre, le LS-P5 a des atouts que les modèles d’entrée de gamme n’ont pas : trois micros avec contrôle de directivité, Bluetooth pour pilotage et écoute, 16 Go intégrés, et une vraie autonomie confortable.
Pour moi, le bon deal, c’est quand tu le trouves autour de 140–150 €. À ce tarif-là, le rapport fonctionnalités / qualité / compacité devient vraiment intéressant. Tu as un appareil qui peut servir à la fois de dictaphone évolué, de micro d’appoint pour la vidéo, de bloc-notes audio, et de petit enregistreur pour maquettes. Si tu le paies beaucoup plus cher, tu entres dans une zone où tu pourrais envisager un enregistreur plus orienté studio ou vidéo, avec entrées XLR et préamps plus propres.
Il faut aussi voir l’usage : si tu veux juste enregistrer des cours ou des réunions, honnêtement, c’est peut-être un peu trop cher et trop complexe. Un dictaphone plus simple suffira. En revanche, si tu fais régulièrement de la vidéo, de la musique, ou que tu as besoin d’un outil fiable et compact pour du son « propre » sans sortir tout un setup, là ça commence à se tenir. Tu payes pour la polyvalence et le côté sérieux de la construction.
Donc, niveau rapport qualité-prix, je dirais : bon si tu le chopes en réduction, moyen au prix catalogue. C’est un produit cohérent, mais pas le plan le plus rentable du marché si ton budget est serré. Si tu sais pourquoi tu le veux (vidéo légère, mobilité, Bluetooth, directivité), tu ne regretteras pas l’investissement. Si c’est juste pour prendre des notes vocales, tu peux clairement économiser.
Design : compact, sérieux, mais pas ultra moderne
Niveau design, le LS-P5 est compact et léger : un peu plus de 11 cm de long, moins de 4 cm de large, et 78 g sur la balance. En gros, ça tient sans souci dans une poche de jean ou de veste, et ça ne fait pas un gros bloc moche sur le sabot de ton appareil photo. Pour de la vidéo légère, c’est franchement pratique : tu n’as pas l’impression d’ajouter une brique au-dessus de ton boîtier, et ça ne tire pas sur le pas de vis ou le support.
Le look, c’est du classique enregistreur : un petit boîtier noir avec un écran sur le devant, pas mal de boutons physiques, et les trois capsules micro en haut. Ça ne fait pas gadget, mais ce n’est pas non plus un objet design qui va faire tourner les têtes. C’est fonctionnel. Les boutons sont assez nombreux : enregistrement, stop, lecture, navigation dans les menus, réglage de volume, etc. Au début, ça fait un peu télécommande de vieux lecteur DVD, mais on s’y fait vite. L’avantage, c’est que tu peux tout faire sans toucher à un écran tactile, même avec des gants ou dans le noir.
Le seul vrai truc qui fait un peu daté, c’est le port micro-USB. Aujourd’hui, on est habitué à l’USB-C partout, donc devoir ressortir un vieux câble micro-USB, ce n’est pas dramatique, mais c’est un peu pénible. Idem pour l’ergonomie des menus : ce n’est pas horrible, mais ça reste une interface à l’ancienne, avec des listes et des sous-menus. Ça marche, mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus intuitif pour un débutant. Disons qu’il faut 2–3 sessions pour vraiment s’y retrouver.
En résumé, le design fait sérieux et pratique : on n’a pas l’impression d’avoir un jouet en main, ça se glisse partout, ça tient bien sur un boîtier, et les boutons répondent bien. Par contre, ne t’attends pas à un truc moderne avec USB-C, gros écran couleur et interface graphique léchée. Ici, c’est old school mais efficace, et si tu viens d’autres enregistreurs type Zoom ou Tascam, tu ne seras pas perdu.
Autonomie et alimentation : ça tient longtemps, mais piles only
L’OM SYSTEM LS-P5 tourne avec 2 piles AAA, fournies dans la boîte et rechargeables. L’autonomie annoncée tourne autour de 37 heures selon les réglages et le format d’enregistrement. En pratique, sur quelques semaines d’utilisation assez régulière (interviews, tests, quelques prises d’ambiance), je n’ai pas eu à me soucier des piles tous les quatre matins. Si tu enregistres surtout en WAV à 24 bits, tu consommes un peu plus, mais ça reste largement correct. Disons que pour un week-end de tournage léger ou un déplacement pro, tu es tranquille avec un jeu de piles de secours en plus.
Le point positif, c’est que comme ce sont des AAA standards, tu peux en trouver absolument partout. Si tu crames tes piles en déplacement, tu passes dans n’importe quel supermarché ou tabac presse et tu repars. L’inconvénient, c’est qu’on est en 2024 et que beaucoup préfèrent maintenant des batteries intégrées rechargeables en USB-C. Là, tu peux recharger via le port USB micro-B, mais tu restes sur le principe des piles. Certains aiment bien (facile à remplacer, pas de batterie propriétaire), d’autres trouvent ça un peu vieillot.
Pour un usage quotidien, je conseille clairement de rester sur des piles rechargeables de bonne qualité. Tu les laisses dedans, tu recharges de temps en temps, et tu gardes un deuxième jeu dans le sac. Le LS-P5 ne pompe pas tant que ça en veille, mais je garde le réflexe de l’éteindre complètement entre deux sessions pour être sûr de ne pas vider les piles bêtement. En enregistrement continu, il tient sans problème plusieurs heures d’affilée, ce qui est suffisant pour la majorité des interviews longues, conférences ou répètes.
En résumé, l’autonomie est fiable et tu ne passes pas ton temps à surveiller le niveau de batterie. Le seul vrai reproche, c’est ce combo piles AAA + micro-USB qui fait un peu « génération d’avant ». Ça marche, mais quand tu es habitué à brancher tout en USB-C et à avoir des batteries intégrées, tu sens le côté un peu daté. Après, si tu aimes les systèmes simples à dépanner avec des piles achetées au coin de la rue, tu t’y retrouveras.
Solidité et fiabilité : ça respire le sérieux
Niveau construction, le LS-P5 donne une vraie impression de solidité pour un si petit appareil. Les boutons ont un bon clic, rien ne flotte, et les parties autour des micros ne semblent pas fragiles au moindre choc. Je l’ai baladé sans ménagement particulier dans un sac avec d’autres accessoires, posé sur des tables, vissé sur un sabot de boîtier, et il n’a pas bronché. Pas de rayures majeures, pas de jeu dans les boutons, pas de faux contact au bout de quelques semaines.
On est clairement sur un produit qui vise un usage un peu pro ou semi-pro : tu sens qu’il est pensé pour être manipulé souvent, allumé/éteint plusieurs fois par jour, branché/débranché, sans tomber en morceaux. La coque n’est pas en métal massif, mais l’ensemble est assez rigide. Pour le poids, c’est un bon compromis : suffisamment léger pour être discret, mais pas au point de faire jouet en plastique.
À long terme, ce qui risque de vieillir le plus, ce sera surtout le port micro-USB et le clapet de piles si tu l’ouvres 50 fois par semaine. Le micro-USB, on sait que ce n’est pas le connecteur le plus costaud du monde, donc il faut éviter de forcer comme un bourrin. Mais si tu branches ton câble proprement, ça devrait tenir. Les boutons, eux, inspirent confiance : pas de sensation de mousse ou de truc qui va se bloquer au bout de trois mois.
En gros, pour quelqu’un qui va l’utiliser souvent en reportage, en tournage ou en répètes, je trouve qu’il est fiable. On n’est pas sur un tank indestructible, mais pour un appareil de ce gabarit, c’est franchement sérieux. Il n’y a pas de protection type pare-chocs ou housse fournie, donc si tu es du genre à tout faire tomber, prévois un petit étui. Mais pour un usage normal de photographe/vidéaste/musicien, il encaisse très bien.
Performance audio : bon, mais avec un peu de souffle
Côté son, c’est là que ça devient intéressant. En conditions normales (interview à 1 m, voix en intérieur pas trop bruyant), le LS-P5 sort un son propre, bien intelligible, avec des voix claires. On sent que le système à trois micros fait le job pour capter un peu de largeur sans que ça parte en bouillie. Pour des interviews ou des prises de parole, c’est largement suffisant, surtout si tu n’es pas en train de mixer un film de cinéma derrière. En WAV 24 bits, tu as de la marge pour retoucher un peu le son au montage.
Par contre, dès que tu commences à pousser le gain ou que tu es dans un environnement plus calme où on tend l’oreille, tu entends un souffle de fond. Ce n’est pas horrible, mais comparé à un Zoom H1n, par exemple, ça se remarque. Si tu enregistres une guitare acoustique douce ou une ambiance très calme, tu le sens. Pour un usage « sécurité audio » sur tournage (seconde source de son) ou pour des notes vocales, c’est largement supportable. Pour de la captation musicale un peu sérieuse, perso, je préfère un autre enregistreur ou passer par un micro externe de meilleure qualité.
La directivité réglable est sympa sur le papier : tu peux élargir ou resserrer le champ de capture. En pratique, ça donne un peu plus de contrôle, mais ce n’est pas magique non plus. Ça aide à mieux isoler une source dans un environnement pas trop bruyant, mais si tu es dans un bar ou une rue très chargée, ça prendra quand même pas mal de bruit autour. Ce n’est pas un shotgun de cinéma, ça reste un petit enregistreur portable.
En vidéo, monté sur un boîtier, je trouve le rendu des voix franchement correct. Là où il est bon, c’est pour du vlog, de la petite interview en mode léger, ou comme sauvegarde sonore si le micro branché à la caméra plante. Le Bluetooth pour monitorer le son ou lancer l’enregistrement à distance est un vrai plus dans ce cas. En résumé : le LS-P5 sonne bien pour sa taille, mais si tu es maniaque du bruit de fond ou très exigeant sur la musique, il y a mieux. Pour un usage polyvalent et mobile, il fait le job.
Présentation : ce qu’il sait faire concrètement
Sur le papier, l’OM SYSTEM LS-P5, c’est un enregistreur PCM linéaire capable de monter en 96 kHz / 24 bits, avec un système à trois micros (Tresmic II). Il embarque 16 Go de mémoire interne et accepte des cartes microSD jusqu’à 2 To, donc niveau stockage, tu peux largement voir venir. Il tourne avec deux piles AAA (fournies, rechargeables) et annonce jusqu’à 37 heures d’autonomie suivant les réglages. Il y a aussi du Bluetooth pour le piloter et écouter le son depuis un smartphone ou un casque, ce qui est plutôt pratique en tournage.
Au niveau connectique, tu as une sortie casque en 3,5 mm, une entrée audio, et un port micro-USB (pas USB-C, ça c’est un peu dommage en 2024). Il est compatible Windows et macOS, reconnu comme un stockage externe, donc on récupère les fichiers facilement. Les formats gérés incluent le WAV (pour le sérieux) et du MP3 si tu veux économiser de la place. C’est assez classique pour ce type de produit, mais au moins ça couvre les besoins principaux : interviews, musique, prise de son vidéo, notes vocales.
En utilisation, on a plusieurs modes d’enregistrement : manuel, automatique et un mode « intelligent » qui ajuste le niveau en fonction de l’environnement. Si tu ne veux pas te prendre la tête, tu peux le laisser gérer tout seul, mais dès que tu veux un son un peu maîtrisé (concert, ambiance de rue, voix proches du micro), le mode manuel reste clairement plus fiable. Les menus permettent aussi de jouer sur la directivité, de profiter du système à trois micros pour élargir ou resserrer la prise de son.
Globalement, niveau fonctions, il est très complet pour sa taille. Il fait bloc-notes audio, enregistreur d’interview, micro pour la vidéo, petit outil pour maquettes musicales… Par contre, tout ce potentiel a un prix : il est vendu assez cher pour un appareil de ce format, et à tarif plein, je trouve que ça pique un peu. À prix promo autour de 140–150 €, là ça commence à être cohérent. Au-dessus, tu te poses forcément la question : « Est-ce que je ne prends pas directement un Zoom avec XLR ou un modèle un peu plus costaud ? »
Points Forts
- Format très compact et léger, facile à avoir toujours sur soi ou sur un boîtier photo
- Fonctions complètes : 3 micros, directivité réglable, Bluetooth, 16 Go internes + microSD
- Autonomie solide avec piles AAA rechargeables et construction qui inspire confiance
Points Faibles
- Souffle audible quand on pousse le gain, moins propre que certains concurrents (ex : Zoom H1n)
- Prix un peu élevé au tarif plein et port micro-USB daté pour un produit actuel
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, l’OM SYSTEM LS-P5 est un petit enregistreur sérieux, bien fichu, qui vise clairement ceux qui veulent quelque chose de plus costaud qu’un simple dictaphone, sans trimballer un gros Zoom avec XLR. Le son est globalement bon, les voix sont claires, et il s’en sort bien en interview, en reportage léger et en prise de son pour la vidéo. Le format compact, la construction solide et la vraie autonomie en font un compagnon facile à garder dans le sac ou sur le boîtier. Le Bluetooth et la mémoire interne de 16 Go sont aussi des arguments pratiques au quotidien.
Par contre, ce n’est pas l’appareil parfait. Il y a un peu de souffle quand on pousse le gain, surtout si on compare à certains concurrents comme le Zoom H1n. L’interface et les menus demandent un petit temps d’adaptation, le port micro-USB fait daté, et le prix au tarif plein est un peu ambitieux. Pour quelqu’un de très exigeant sur la qualité audio brute (captation musicale sérieuse, travail studio), il y a des options plus adaptées, même si elles sont parfois un peu plus encombrantes.
En gros, je le recommande à ceux qui font de la vidéo, de l’interview, du reportage léger, ou qui veulent un enregistreur polyvalent à garder toujours sur eux. Si tu cherches juste un dictaphone de base, passe ton chemin, ce sera trop cher et trop complexe. Si tu veux un gros enregistreur avec XLR et préamps au top, regarde plutôt du côté des Zoom/Tascam plus haut de gamme. Mais si tu veux un mélange de compacité, de fonctions avancées et de qualité correcte, surtout si tu le trouves en promo, le LS-P5 fait clairement le job.