Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant sur le papier, mitigé en vrai
Design & connectique : ça respire plus l’outil que le produit fini
Durabilité : le vrai point qui fâche
Performance et stabilité : quand ça tourne, c’est ok… mais la fiabilité fait peur
Présentation : ce que propose vraiment ce node 2 univers
Réseau, config et compatibilité logicielle : correct mais un peu rustique
Points Forts
- Deux univers DMX configurables en entrée ou sortie, avec Art-Net et sACN
- Configuration assez simple via page web ou logiciel DMX TOOLS
- Prix généralement plus bas que les nodes de marques pro pour 2 univers
Points Faibles
- Fiabilité et durabilité très discutables, plusieurs retours de pannes rapides
- Design et ergonomie un peu bruts, peu d’aides au diagnostic en cas de souci
- Pas idéal pour des presta pro où la stabilité réseau/DMX est critique
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Electroconcept |
Un petit node 2 univers qui intrigue
Je cherchais un petit node Art-Net/sACN pas trop cher pour piloter quelques projos LED et des barres en presta légère, sans partir sur du matos pro hors de prix. Je suis tombé sur ce Node 2 Univers Electroconcept un peu par hasard. Deux univers, Art-Net et sACN, config par page web ou USB, alimentation en 5 V par USB… sur le papier ça cochait pas mal de cases pour un setup simple avec un PC et Resolume/QLC+.
Avant de l’acheter, j’ai quand même jeté un œil aux avis Amazon : note moyenne à 3,3/5, quelques retours positifs, mais aussi des gens chez qui le truc s’est mis à ne plus répondre ou qui ont vu le boîtier griller assez vite. Ça ne rassure pas, mais vu le prix par rapport à des marques plus connues, j’ai tenté le coup en me disant que ce serait pour des petits plans, pas pour du gros événement où tu as 2 000 personnes qui attendent le show.
J’ai utilisé le node surtout avec QLC+ et Resolume, et j’ai fait quelques tests avec Madrix pour voir si ça suivait. L’idée, c’était : un boîtier simple, deux sorties DMX en XLR, tu branches, tu configures l’IP, et ça tourne. Pas besoin de fonctions avancées, juste quelque chose de stable, qui ne se met pas à faire n’importe quoi en plein milieu d’un set.
Je vais être honnête : ce node fait le job quand tout se passe bien, mais on sent vite les limites en fiabilité et en finition. C’est typiquement le genre de produit que je peux conseiller pour un home studio, un bar, ou des répètes, mais que j’hésiterais à sortir sur une presta où tu n’as pas le droit à l’erreur. Je détaille tout ça dans les sections suivantes, sans langue de bois.
Rapport qualité-prix : intéressant sur le papier, mitigé en vrai
Sur le plan du prix, ce Node 2 Univers se place clairement en dessous des gros noms du marché. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’on s’y intéresse : deux univers Art-Net/sACN, config web, alimentation simple par USB, pour un tarif qui reste raisonnable comparé à des nodes pro. Si tu as un budget serré et que tu veux éviter les solutions ultra cheap sans marque, Electroconcept peut sembler être un compromis acceptable.
Le problème, c’est que quand tu prends en compte les retours sur la fiabilité, le rapport qualité-prix devient moins évident. Un node qui coûte un peu moins cher mais qui risque de te lâcher au bout de quelques mois, ça finit par revenir plus cher si tu dois le remplacer ou passer sur une autre marque derrière. Les commentaires du type « j’ai changé de marque et tout refonctionne correctement » sont assez parlants : ça veut dire que le maillon faible était bien ce boîtier.
Comparé à des nodes d’entrée de gamme de marques plus connues (Showtec, Cameo, Enttec sur certains modèles, etc.), tu gagnes peut-être quelques dizaines d’euros, mais tu perds en sérénité. Pour un usage loisir, home studio, petit bar ou asso qui fait de l’éclairage ponctuellement, tu peux accepter ce compromis : ça fait le job, tu n’as pas mis une somme folle, et si ça tombe en panne, ce n’est pas dramatique. Pour quelqu’un qui facture des presta et qui a besoin que son réseau lumière soit fiable, l’économie me semble moins intéressante.
Au final, je dirais que le rapport qualité-prix est « moyen ». Ce n’est pas une arnaque, le produit fait ce qu’il promet quand il fonctionne. Mais avec une note moyenne de 3,3/5 et plusieurs retours de pannes rapides, tu sens que tu joues un peu à la loterie. Si ton critère numéro un, c’est le budget et que tu acceptes ce risque, pourquoi pas. Si ton critère, c’est la fiabilité et la tranquillité d’esprit, il vaut mieux économiser un peu plus et partir sur un node plus éprouvé.
Design & connectique : ça respire plus l’outil que le produit fini
Niveau design, il ne faut pas s’attendre à un objet qui en jette. On est clairement sur un boîtier pensé comme un outil de boulot, pas comme un joli objet. Le boîtier est compact, assez léger (360 g), avec la connectique qu’il faut et pas plus : port USB pour l’alimentation et la config, connecteurs XLR pour le DMX, et le port réseau pour l’Art-Net/sACN. La description parle de XLR 5P, mais dans les specs il est aussi fait mention de XLR 3P, donc il faut bien vérifier la version que tu prends parce que ça peut vite être relou si ton parc est full 3 broches.
Ce que j’ai bien aimé, c’est que tout est relativement clair : tu vois vite où brancher le DMX, où arrive le réseau, où tu mets l’USB. Pas de fioritures, pas de boutons dans tous les sens. Par contre, il manque un peu de feedback visuel. Quelques LED d’état sont présentes, mais c’est assez basique : tu sais que c’est alimenté, tu vois vaguement s’il y a du réseau, mais tu n’as pas quelque chose de très parlant sur le trafic DMX ou la présence d’Art-Net/sACN. Quand tu cherches à diagnostiquer un problème en pleine presta, ça ne t’aide pas beaucoup.
Le port USB qui sert à la fois pour l’alimentation et la configuration, c’est pratique d’un côté, mais ça peut devenir un point faible. Si tu comptes l’alimenter via un port USB d’un PC portable, par exemple, tu dépends de la stabilité de ce port-là. Perso, je préfère un petit bloc secteur USB dédié, histoire de ne pas voir le node s’éteindre parce que le PC a décidé de couper l’alim sur ses ports pour économiser la batterie.
Globalement, le design est fonctionnel mais un peu brut. Ça passe pour un usage technique, mais si tu compares avec des nodes de marques plus établies, tu sens que c’est un cran en dessous en finition et en ergonomie. Ça reste utilisable, mais il ne faut pas s’attendre à quelque chose de super bien pensé pour le dépannage rapide sur le terrain.
Durabilité : le vrai point qui fâche
Le gros problème de ce node, c’est clairement la durabilité et la fiabilité sur la durée. Quand tu lis des avis du style « a fonctionné deux mois puis plus rien » ou « s’est fulminé vite », tu comprends vite que ce n’est pas juste un cas isolé. Sur un produit réseau/DMX, c’est très gênant, parce que c’est typiquement un élément que tu veux oublier une fois qu’il est installé. Tu n’as pas envie de le surveiller en permanence en te demandant s’il va te lâcher.
Le boîtier en lui-même ne fait pas fragile en main, mais on sent que ce n’est pas du tank non plus. Pas de grosse protection mécanique, pas de connecteurs verrouillables ultra costauds, rien de prévu pour un environnement vraiment rude. Pour un rack fixe ou une régie sédentaire, ça va encore. Par contre, si tu le balades souvent en presta, dans des flight-cases qui bougent, avec des câbles qui tirent un peu dessus, je ne miserais pas sur une très longue durée de vie.
Au niveau électronique, difficile de juger sans l’ouvrir, mais les symptômes rapportés (accessible en web mais plus détecté par le logiciel, ou carrément HS) font penser soit à des soucis de gestion réseau, soit à des composants qui tiennent mal dans le temps. L’alimentation par USB peut aussi jouer : si tu utilises une alim bas de gamme ou un port USB limite, ça ne doit pas aider. Mais même en prenant une alim correcte, tu t’attends à ce qu’un produit de ce type tienne plus que quelques mois.
Alors oui, il y a une garantie constructeur de 2 ans, ce qui est rassurant sur le papier. Mais devoir renvoyer un node en SAV en plein milieu de ta saison ou de tes presta, c’est juste pas pratique. Pour un usage perso ou amateur, tu peux vivre avec ce risque. Pour quelqu’un qui bosse régulièrement avec, je trouve que la durabilité perçue est trop faible pour être serein. C’est clairement le point qui me ferait regarder des marques concurrentes si je devais équiper une régie pro.
Performance et stabilité : quand ça tourne, c’est ok… mais la fiabilité fait peur
Sur la performance pure, tant que le node fonctionne, ça fait le job. Avec QLC+ et Resolume, j’ai réussi à sortir mes deux univers sans gros souci. La latence est correcte, rien de flagrant à l’œil nu sur des lyres ou des barres LED. Le fait de pouvoir régler la fréquence de sortie DMX ou la synchroniser aide à adapter le flux aux différents appareils. Pour un setup simple, avec une dizaine de projos, je n’ai pas vu de saccades évidentes ni de pertes de trames flagrantes.
Là où ça se complique, c’est sur la stabilité dans le temps. Les avis utilisateurs ne sont pas rassurants : certains disent que le node a bien marché avec Lightkey puis a cessé d’être détecté du jour au lendemain, tout en restant accessible en web. Un autre explique que ça fonctionnait avec Madrix, puis le boîtier s’est « fulminé » assez vite. Ça rejoint un peu ce que j’ai ressenti : ça marche, mais tu n’as pas une confiance totale. Tu as toujours un petit doute : est-ce que ça va tenir tout le set, ou est-ce que ça va planter au moment où il ne faut pas ?
Je n’ai pas eu de crash violent pendant mes tests, mais quelques comportements bizarres, du genre le node qui répond toujours au ping et dont la page web reste accessible, mais plus aucun flux DMX ne sort. Un reboot règle le problème, mais sur une presta en live, devoir redémarrer ton node en urgence, c’est franchement pénible. J’ai déjà vu des nodes d’autres marques encaisser des soirées complètes sans broncher, là tu sens que ce n’est pas tout à fait le même niveau.
En résumé : en termes de fonctionnalités et de débit, ça tient la route pour des usages modestes. Mais la réputation qui se dessine dans les avis (et les quelques bizarreries que j’ai vues) me fait dire que ce n’est pas le genre de produit que je confierais à un technicien en lui disant « vas-y, tu peux compter dessus sans souci ». Pour du petit événement ou une installation fixe chez soi, pourquoi pas. Pour du pro ou de l’événementiel critique, je serais beaucoup plus prudent.
Présentation : ce que propose vraiment ce node 2 univers
Concrètement, ce Node 2 Univers Electroconcept, c’est un petit boîtier Art-Net/sACN qui gère deux univers DMX. Tu peux les configurer en entrée ou en sortie, indépendamment. Donc par exemple : univers 1 en sortie DMX vers tes projos, univers 2 en entrée si tu veux récupérer un signal DMX d’une console et le renvoyer sur le réseau. Il est compatible avec pas mal de softs : Arkaos, Resolume, Madrix, Chamsys, GrandMA, QLC+, Freestyler, DMXControl, etc. De ce côté-là, rien de choquant, c’est du Art-Net/sACN assez standard.
Le réglage se fait soit via une page web, soit en USB avec le logiciel DMX TOOLS (Windows uniquement). En gros, tu branches le node sur ton réseau, tu trouves son IP (DHCP ou IP fixe), et tu as une interface de config basique : choix du protocole (Art-Net ou sACN), univers, mode entrée/sortie, fréquence de sortie DMX, etc. C’est pas ultra sexy, mais c’est fonctionnel. Le fait de pouvoir régler la fréquence de sortie DMX ou la synchroniser est pratique quand tu as des projos un peu capricieux.
Le boîtier est alimenté en 5 V via un port USB, avec une recommandation claire : prévoir une alimentation d’au moins 1 A. Il est livré avec un câble USB, mais pas d’alimentation secteur, donc il faut rajouter un bloc type chargeur de téléphone un peu sérieux. Le poids annoncé est d’environ 360 g, donc ça reste compact, facile à glisser dans un rack ou sur un plateau technique sans prendre de place.
Sur le papier, pour un usage simple, c’est plutôt complet : deux univers, double protocole Art-Net/sACN, config web, USB, DHCP ou IP fixe, garantie 2 ans constructeur, fabriqué en France. Mais bon, les fiches techniques, c’est une chose. Ce qui compte, c’est comment ça se comporte une fois branché dans une vraie situation, avec un soft qui tourne, du réseau pas toujours parfait, et un timing souvent serré pour la mise en place.
Réseau, config et compatibilité logicielle : correct mais un peu rustique
Sur la partie réseau et configuration, le node fait ce qu’on lui demande, mais sans aller plus loin. Il est compatible DHCP ou IP fixe, ce qui est déjà la base pour l’intégrer dans un réseau existant. La page web de configuration est simple : tu règles l’IP, le mode Art-Net ou sACN, l’univers, entrée ou sortie, la fréquence DMX, et c’est parti. Pour quelqu’un qui sait déjà ce qu’est Art-Net et comment gérer des univers, ça se prend en main rapidement. Par contre, si tu débutes, il faut vraiment lire un peu sur le sujet, sinon tu risques de tourner en rond en te demandant pourquoi rien ne s’allume.
La compatibilité avec les logiciels est plutôt bonne sur le papier : Arkaos, Resolume, Madrix, Chamsys, GrandMA, QLC+, Freestyler, DMXControl… En pratique, avec QLC+ et Resolume, je n’ai pas eu de souci majeur pour le voir apparaître et lui envoyer des univers. Il faut juste bien faire attention à la plage d’IP, au subnet Art-Net, etc. Avec Madrix, ça a fonctionné aussi, mais encore une fois, des avis parlent de boîtier qui a rendu l’âme assez vite, donc ce n’est pas tant la compatibilité qui pose problème que la fiabilité sur la durée.
La config via USB avec le logiciel DMX TOOLS (Windows) est pratique si tu veux préparer le boîtier à l’avance, sans le brancher sur un réseau. Tu le branches en USB, tu l’alimentes, tu lances le soft, et tu règles tout. Le souci, c’est que c’est Windows only, donc si tu es sur Mac (Lightkey par exemple), tu te retrouves à devoir avoir au moins un PC sous la main pour la config avancée. C’est jouable, mais pas super flexible.
Globalement, niveau réseau et compatibilité, je dirais que c’est « correct sans plus ». Ça marche, mais ce n’est pas ultra user-friendly, et ça ne pardonne pas trop les approximations de config. Pour quelqu’un qui a déjà mis les mains dans l’Art-Net, ça va. Pour un débutant, il y a une petite courbe d’apprentissage, et ce n’est pas le produit qui va le plus t’aider à comprendre ce qui se passe quand ça ne marche pas.
Points Forts
- Deux univers DMX configurables en entrée ou sortie, avec Art-Net et sACN
- Configuration assez simple via page web ou logiciel DMX TOOLS
- Prix généralement plus bas que les nodes de marques pro pour 2 univers
Points Faibles
- Fiabilité et durabilité très discutables, plusieurs retours de pannes rapides
- Design et ergonomie un peu bruts, peu d’aides au diagnostic en cas de souci
- Pas idéal pour des presta pro où la stabilité réseau/DMX est critique
Conclusion
Note de la rédaction
Pour résumer, ce Node 2 Univers Art-Net/sACN d’Electroconcept est un petit boîtier qui, sur le papier, coche beaucoup de cases : deux univers indépendants, compatibilité Art-Net et sACN, config simple via page web ou USB, alimentation en 5 V par USB, compatibilité avec une bonne liste de logiciels connus. Quand il tourne, il fait le job : la sortie DMX est correcte, la latence ne choque pas, et pour un setup modeste, ça fonctionne. Pour un usage perso, un home studio, un bar, ou une petite asso qui veut piloter quelques projos sans exploser le budget, ça peut clairement suffire.
Par contre, le vrai problème, c’est la fiabilité dans le temps. Les retours de boîtier qui lâche au bout de deux mois, qui devient invisible pour le logiciel alors que la page web reste accessible, ou qui se « fulmine » sans raison, ça n’inspire pas confiance. Ajoute à ça un design un peu brut, une config réseau qui ne pardonne pas trop les erreurs, et tu obtiens un produit qui n’est pas vraiment taillé pour de la presta pro où tu ne peux pas te permettre de plantage. À mon avis, ce node s’adresse plutôt à des utilisateurs qui savent ce qu’ils font en Art-Net, qui ont un budget serré, et qui peuvent vivre avec le risque de devoir le remplacer. Ceux qui cherchent un outil fiable pour de l’événementiel régulier ou des scénos plus lourdes ont intérêt à viser un peu plus haut dans la gamme, même si ça coûte plus cher.