Résumé
Note de la rédaction
Prix et rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment l’IA
Design et ergonomie : discret, mais pas parfait
Autonomie et charge : suffisant pour la journée, mais attention à l’usage intensif
Solidité et fiabilité : ça tient, mais ça reste un petit objet à ménager
Qualité d’enregistrement et IA : ça fait le job, mais pas magique
Ce que fait vraiment le Plaud NotePin (et ce qu’il ne fait pas)
Points Forts
- Format très compact et léger, facile à porter toute la journée
- Transcriptions et résumés IA globalement fiables et rapides dans plusieurs langues
- Dock de charge pratique avec transfert automatique vers le cloud et intégration Find My
Points Faibles
- Quota de 300 minutes IA vite atteint, abonnement Pro assez cher pour un usage moyen
- Configuration Wi-Fi et dépendance au cloud parfois pénibles, pas idéal pour un usage purement local
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Plaud |
| Couleur | Gris |
| Appareils compatibles | Smartphone |
| Type de batterie | Lithium-ion |
| Batterie rechargeable | Oui |
| Garantie constructeur | 2 ans |
| Disponibilité des pièces détachées | Information indisponible sur les pièces détachées |
| Mises à jour logicielles garanties jusqu’à | Information non disponible |
Un mini enregistreur qui promet de faire tes comptes rendus à ta place
J’ai utilisé le Plaud NotePin pendant une bonne quinzaine de jours, surtout en réunions, quelques appels en visio et deux cours/conférences. L’idée est simple : tu le clipses sur ta chemise ou ton t-shirt, tu appuies sur un bouton, et derrière l’appli s’occupe de tout : transcription, résumé, tâches à faire, etc. Sur le papier, c’est le genre de gadget qui te fait gagner pas mal de temps si tu passes ta vie en meetings. En pratique, c’est globalement bien fichu, mais il y a deux ou trois points qui peuvent vite agacer selon ton usage.
Le premier truc qui m’a marqué, c’est la taille et le poids. C’est vraiment petit et léger, on est loin des vieux dictaphones en plastique. Tu peux le porter toute la journée sans y penser. Par contre, qui dit petit dit interface réduite : un bouton, une LED, et tout le reste passe par l’appli. Si tu n’aimes pas dépendre du téléphone et du cloud, ce n’est clairement pas pour toi. On sent que le produit est pensé pour être utilisé avec le service en ligne, pas comme un dictaphone autonome classique.
Autre point important : la partie IA n’est pas illimitée. Tu as 300 minutes de transcription gratuites par mois, ce qui va vite si tu enregistres plusieurs réunions longues par semaine. Au début, tu ne fais pas attention, et au bout de quelques jours tu réalises que tu as déjà cramé une bonne partie du quota. Après, il faut passer à l’abonnement, qui n’est pas donné. Donc il faut être clair : ce n’est pas juste un achat ponctuel, c’est presque un service avec un hardware.
Globalement, mon ressenti après ces deux semaines, c’est que le NotePin est un bon outil pour ceux qui ont vraiment besoin de comptes rendus propres et rapides : consultants, chefs de projet, étudiants en fac, etc. Si tu cherches juste à enregistrer une réunion de temps en temps, un simple dictaphone ou même ton téléphone fera le job pour moins cher et sans abonnement. C’est un produit qui a du potentiel, mais il faut accepter le côté “abonnement + appli” et quelques limites sur la qualité de prise de son quand les conditions sont moyennes.
Prix et rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment l’IA
Côté tarif, le NotePin n’est pas donné, surtout si tu rajoutes l’abonnement Pro derrière. Le hardware seul est correct pour ce qu’il propose (taille, 64 Go, dock, intégration Find My, etc.), mais clairement, Plaud mise sur le modèle “service + abonnement”. Les 300 minutes de transcription IA gratuites tous les mois, c’est bien pour un usage occasionnel, mais dès que tu commences à enregistrer régulièrement des réunions d’1 h ou 2 h, tu tapes vite dans la limite. Là, tu te retrouves face au Pro à environ 20 €/mois ou 110 €/an.
Concrètement, si tu es consultant, chef de projet, avocat, médecin en réunion de staff, ou étudiant en fac qui enregistre tous ses cours, ça peut se rentabiliser assez vite. Tu gagnes facilement 30–60 minutes de rédaction de compte rendu par réunion, donc au bout d’un mois, le temps gagné peut justifier l’abonnement. Dans ce cas-là, le rapport qualité-prix est plutôt bon : l’appareil + le service te font vraiment gagner du temps et de l’énergie.
Si, en revanche, tu veux juste un dictaphone pour garder une trace audio de temps en temps, ou que tu t’en sers une fois par semaine, l’intérêt baisse. Ton smartphone + une appli d’enregistrement gratuite feront largement l’affaire, voire un dictaphone numérique basique moins cher. Tu paieras ici pour des fonctionnalités IA que tu n’exploiteras pas, et tu seras probablement frustré par les rappels à l’abonnement et les limites de minutes.
Donc pour moi, le NotePin a un bon rapport qualité-prix pour un profil bien précis : quelqu’un qui enchaîne les réunions, qui doit produire des comptes rendus ou synthèses régulièrement, et qui accepte l’idée de payer un abonnement pour automatiser une partie du boulot. Pour les autres, c’est un produit sympa mais un peu overkill, avec un coût global (achat + éventuellement abonnement) qui n’est pas neutre. À bien réfléchir avant de sortir la CB.
Design et ergonomie : discret, mais pas parfait
Niveau design, le NotePin fait assez sérieux. La finition est propre, le plastique ne fait pas jouet, et la couleur grise passe partout. Quand je l’ai eu en main, j’ai eu un peu le même ressenti que certains avis : ça rappelle un accessoire Apple, sans atteindre ce niveau, mais on est loin du gadget cheap. C’est fin, léger, avec un seul bouton physique bien placé. Tu peux le clipser au niveau du torse, sur une poche de chemise ou un col, et il tient bien. Au bout de quelques minutes, tu l’oublies, ce qui est exactement le but.
Le système de fixation est double : un clip classique et une “épingle” magnétique. En pratique, j’ai surtout utilisé le magnétique, parce que ça tient mieux sur un t-shirt ou un sweat. Sur une chemise un peu fine, il faut juste faire gaffe à ne pas trop tirer, sinon ça peut glisser. Ce n’est pas mal pensé, mais ce n’est pas non plus parfait : si tu bouges beaucoup ou que tu portes un sac bandoulière, il peut se retrouver un peu de travers et donc moins bien orienté vers la bouche. Ça joue un peu sur la qualité d’enregistrement.
Les contrôles sont minimalistes : un bouton pour lancer/arrêter, une LED pour l’état. C’est simple, mais du coup, pour tout le reste (paramètres Wi-Fi, synchronisation, gestion des fichiers), tu es obligé de passer par l’appli. J’aurais aimé au moins un petit retour sonore ou une vibration pour être sûr à 100 % que l’enregistrement a démarré, surtout quand tu es en réunion et que tu ne veux pas regarder ta chemise toutes les 2 minutes. Là, tu dois te fier à la LED, qui reste quand même discrète.
Certains trouvent l’appareil “trop gros” par rapport à la version carte (le Plaud Note classique). Je comprends le point : le NotePin se voit un peu plus si tu ne le caches pas bien, alors que la version “carte” se colle derrière le smartphone et devient invisible. Si tu veux enregistrer de façon ultra discrète, la version plate est plus adaptée. Le NotePin reste compact, mais ce n’est pas microscopique non plus. Pour un usage pro en réunion, ça passe largement, personne n’a fait de remarque dans mon cas, mais si tu es parano sur la discrétion, il faut le savoir.
Autonomie et charge : suffisant pour la journée, mais attention à l’usage intensif
La batterie annoncée est de 20 heures d’enregistrement avec ses 270 mAh. Dans la vraie vie, je tourne plutôt autour de 14–16 heures réelles d’enregistrement étalées sur plusieurs jours, ce qui est déjà très correct. En gros, avec 2–3 réunions par jour de 1 h à 1 h 30, je tiens la semaine de boulot sans tomber à plat, à condition de le poser de temps en temps sur le dock pour recharger. Si tu enchaînes une journée de séminaire ou de formation avec 6–7 heures de captation non-stop, là il vaut mieux prévoir de le remettre sur le dock pendant la pause déjeuner, par sécurité.
Le système de charge avec la station est pratique : tu poses l’appareil dessus, ça commence à charger directement en USB-C, et en même temps ça envoie les enregistrements vers le cloud via le Wi-Fi si tu as tout bien configuré. Pas besoin de brancher/débrancher des câbles à chaque fois, ce qui donne un côté “poser et oublier” assez agréable. En une petite heure sur le dock, tu récupères déjà une bonne partie de la batterie, et en 2 heures tu repars quasi à 100 %.
Le seul truc un peu pénible, c’est que la gestion de l’autonomie n’est pas ultra lisible directement sur l’appareil. Pas d’écran, juste une LED, donc pour connaître le niveau précis il faut ouvrir l’appli. Quand tu sors d’une réunion et que tu dois filer à une autre, tu ne sais pas toujours si tu as encore 30 % ou 5 %. Là-dessus, un petit indicateur plus clair sur l’appareil aurait été bienvenu, même sous forme de plusieurs couleurs ou de clignotements différents.
En résumé, pour un usage “bureau” classique, l’autonomie est largement suffisante et tu ne te retrouves pas souvent en rade. Si tu es en mode ultra intensif (conférences toute la journée, déplacements, etc.), il faut juste prendre l’habitude de le reposer sur le dock dès que tu es à ton bureau ou dans ta chambre d’hôtel. On n’est pas sur un produit qui te lâche au bout de 3 heures, mais ce n’est pas non plus un chameau que tu charges une fois par semaine sans réfléchir.
Solidité et fiabilité : ça tient, mais ça reste un petit objet à ménager
Niveau solidité, le NotePin donne une impression correcte sans être un tank. Le plastique est bien ajusté, rien ne craque, le bouton ne flotte pas, et après deux semaines à le clipser/déclipser plusieurs fois par jour, je n’ai pas vu de jeu particulier apparaître. Il a passé quelques tests involontaires : tombé d’une table sur du carrelage, glissé d’une poche de chemise en enlevant une veste, rien de cassé, pas de rayures majeures. Donc pour un usage pro classique, tu peux le balader sans trop de stress.
Par contre, ça reste un petit objet électronique de 16–17 g, ce n’est pas fait pour être maltraité. Le système magnétique est pratique, mais si tu le coinces mal et qu’il frotte contre un sac ou une ceinture, tu sens que ça pourrait se décrocher. Je n’irais pas courir ou faire du sport avec, clairement. La station de charge, elle, est stable sur un bureau, mais si tu la trimballes dans un sac, mieux vaut la mettre dans une petite pochette pour éviter la poussière dans le connecteur.
Sur la partie fiabilité logicielle, c’est plus mitigé. Globalement, ça marche, mais j’ai eu : une galère de première configuration Wi-Fi (il a fallu s’y reprendre à 3–4 fois), une fois où un enregistrement a mis très longtemps à apparaître dans le cloud, et un plantage de l’appli mobile qui m’a obligé à la relancer. Ce n’est pas catastrophique, mais ça montre que le produit dépend beaucoup du logiciel, et que si le service en ligne a un souci, tu te retrouves juste avec des fichiers audio bruts.
Il y a une garantie constructeur de 2 ans, ce qui est rassurant, mais aucune info claire sur la dispo des pièces détachées. Vu la taille de l’engin, si quelque chose lâche (batterie, dock), je doute que ce soit réparable facilement. On est plus sur un produit qu’on remplace que sur un truc qu’on répare. Si tu cherches un appareil fait pour durer 10 ans comme certains vieux dictaphones pros, ce n’est pas la même philosophie. Pour un usage sur quelques années, ça semble suffisant, à condition de ne pas le maltraiter.
Qualité d’enregistrement et IA : ça fait le job, mais pas magique
Sur la qualité audio pure, le NotePin s’en sort franchement pas mal tant que les conditions sont correctes : petite salle, 4–6 personnes, pas trop de bruit de fond. Les voix sont claires, le bruit ambiant est bien réduit, et pour de la transcription, c’est largement suffisant. J’ai testé en réunion dans une salle de 20 m² avec la clim et quelques claviers qui tapent, la transcription en français était globalement fidèle. Il y a parfois des erreurs sur des noms propres, des acronymes ou des termes techniques, mais rien de choquant. Tu peux corriger à la main dans l’interface web.
Dès que quelqu’un parle trop loin ou trop doucement, on sent vite les limites. Le micro intégré n’est pas magique, surtout si la personne est à l’autre bout de la salle ou tourne la tête. Là, la transcription commence à ramer un peu : mots manquants, phrases tronquées. Avec un accent un peu marqué en français, c’est aussi plus aléatoire. Ça reste compréhensible, mais si tu espères un verbatim parfait dans toutes les conditions, tu risques d’être déçu. On est sur un truc qui fait bien le job quand tu le portes sur toi, pas un micro de salle.
La partie IA (résumés, listes de tâches, cartes mentales) est plutôt pratique. Après une réunion d’une heure, tu récupères un résumé structuré, avec les points principaux, parfois même des actions à faire bien identifiées. Ce n’est pas toujours parfaitement formulé, mais pour se remettre dans le bain avant un compte rendu, c’est très utile. J’ai trouvé que c’était surtout efficace pour les réunions assez cadrées (ordre du jour, décisions claires). Pour les discussions plus informelles, le résumé part parfois un peu dans tous les sens.
Les temps de traitement sont corrects : pour 30 minutes d’enregistrement, la transcription et le résumé arrivent en quelques minutes, tant que ta connexion est bonne. J’ai eu un ou deux blocages où la transcription restait en attente, obligé de relancer depuis l’appli. Rien de dramatique, mais ça montre que le service cloud n’est pas parfait. Globalement, niveau performance, je dirais que c’est solide pour un usage pro “normal”, mais il ne faut pas fantasmer sur une IA qui comprend tout sans aucune correction.
Ce que fait vraiment le Plaud NotePin (et ce qu’il ne fait pas)
Concrètement, le Plaud NotePin, c’est un petit enregistreur vocal de 16–17 grammes avec 64 Go de mémoire, une batterie annoncée pour 20 heures d’enregistrement, et surtout une grosse couche d’IA derrière via l’appli Plaud. Tu le fixes avec un clip ou un système magnétique, tu appuies pour lancer l’enregistrement, et une fois posé sur sa station de charge, il envoie les fichiers sur le cloud Plaud via le Wi-Fi. De là, tu peux avoir : transcription dans 112 langues, résumés automatiques, listes de tâches, et même des sortes de cartes mentales et questions/réponses type “Ask AI”.
Le fonctionnement de base est simple : un bouton = enregistrement. La LED te montre si ça tourne ou pas, donc tu ne te poses pas mille questions. Sur l’appli, tu vois la liste de tes enregistrements, tu peux lancer la transcription, corriger le texte, exporter en texte brut ou PDF. Les 300 minutes d’IA gratuites par mois suffisent si tu fais 2–3 réunions d’une heure par semaine, mais dès que tu dépasses un usage léger, tu arrives vite à la limite. Là, l’abonnement Pro (en gros 20 €/mois) débloque 1200 minutes et des options avancées. Honnêtement, le produit n’a d’intérêt que si tu utilises ces fonctions IA, sinon ce n’est qu’un dictaphone un peu cher.
Il y a aussi le côté “Find My” avec Apple, pratique si tu es du genre à perdre tes trucs. Tu peux retrouver ton NotePin comme tu retrouverais des AirTags. C’est un détail, mais au quotidien ça rassure un peu, surtout vu la taille de l’appareil. Le transfert automatique via le dock est plutôt bien pensé : tu poses, ça charge et ça envoie, pas besoin de brancher un câble à chaque fois pour récupérer les fichiers.
Par contre, il faut être clair : ce n’est pas un enregistreur pro avec entrée XLR, pas de prise micro externe, pas de réglages fins de gain, etc. C’est pensé pour la voix dans un contexte de réunion, de cours, de prises de notes, pas pour enregistrer un podcast ou un concert. Si tu cherches un appareil audio très polyvalent, tu risques d’être déçu. Là, l’usage est centré : capturer des discussions et en faire des notes propres avec le moins d’effort possible, tant que tu restes dans l’écosystème Plaud.
Points Forts
- Format très compact et léger, facile à porter toute la journée
- Transcriptions et résumés IA globalement fiables et rapides dans plusieurs langues
- Dock de charge pratique avec transfert automatique vers le cloud et intégration Find My
Points Faibles
- Quota de 300 minutes IA vite atteint, abonnement Pro assez cher pour un usage moyen
- Configuration Wi-Fi et dépendance au cloud parfois pénibles, pas idéal pour un usage purement local
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Plaud NotePin est un petit enregistreur IA qui fait bien ce pour quoi il est conçu : capturer des réunions, cours ou entretiens, puis te sortir une transcription et un résumé propres sans que tu passes des heures à tout retaper. La qualité audio est correcte tant que tu le portes sur toi et que l’environnement n’est pas trop bruyant. L’IA fait un boulot sérieux pour organiser les infos, même si ce n’est pas parfait et qu’il faut parfois corriger des termes techniques ou des noms propres. L’ensemble appareil + appli est globalement agréable à utiliser une fois la configuration Wi-Fi passée.
Par contre, ce n’est clairement pas un gadget pour tout le monde. Il faut accepter plusieurs choses : dépendre du cloud Plaud, gérer un quota de minutes de transcription chaque mois, et éventuellement payer un abonnement si tu veux en tirer tout le potentiel. Si tu es du genre à préférer tout faire en local ou que tu as un usage très occasionnel, tu vas surtout trouver ça cher et un peu compliqué pour ce que ça fait. Si en revanche tu passes ta vie en réunions ou en cours et que tu galères à faire tes comptes rendus, là ça peut vraiment te simplifier la vie et justifier le prix.