Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : ça vaut le coup ou pas ?
Design et ergonomie : ça prend de la place, mais c’est bien pensé
Confort d’utilisation au quotidien
Qualité de fabrication et durabilité ressentie
Performance et ressenti en utilisation réelle
Présentation : ce que fait vraiment le FaderPort 16
Points Forts
- 16 faders motorisés de 100 mm précis et réactifs, pratiques pour les automations et le mix
- Très bonne intégration avec Studio One, commandes de transport et navigation bien pensées
- Confort de travail nettement meilleur que la souris seule, surtout sur les longues sessions
Points Faibles
- Compatibilité limitée ou compliquée avec FL Studio, intérêt réduit pour certains DAW
- Encombrant sur un petit bureau et faders légèrement bruyants lors des mouvements motorisés
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | PreSonus |
| Technologie de connectivité | USB |
| Caractéristique spéciale | Take your mix to the next level with 16 100 mm touch-sensitive, motorized faders and a unique complement of features that puts critical mix and editing functions beneath your fingers where they belong. With HUI, native Studio One, and customized Mackie Control Universal modes, the FaderPort 16 makes mixing and controlling your favorite DAW application quick and easy. Voir plus |
| Nom de modèle | FaderPort 16 |
| Dimensions du produit | 30,2P x 49,8l x 5,4H centimètres |
| Taille | 16 Faders |
| Composants inclus | Câble USB, External power supply |
| Couleur | noir |
Un vrai test d’utilisateur, pas une fiche marketing
J’utilise le PreSonus FaderPort 16 depuis quelques semaines dans mon home studio, principalement avec Studio One et un peu avec Logic Pro X. Avant ça, je bossais quasiment tout à la souris avec un clavier de raccourcis, donc je voyais ce genre de surface de contrôle comme un petit luxe, pas comme un truc indispensable. Je vais être honnête : ce n’est pas magique, ça ne va pas mixer vos morceaux à votre place, mais ça change clairement la façon de travailler. On arrête un peu de cliquer partout et on remet les mains sur des faders, ce qui est quand même plus naturel pour mixer.
Je ne suis ni ingénieur son star ni gros studio pro, juste un utilisateur qui fait pas mal de prod, d’enregistrements et de mix à la maison. Du coup mon avis est vraiment côté pratique : est-ce que ça fait gagner du temps, est-ce que c’est chiant à configurer, est-ce que ça prend trop de place sur le bureau, ce genre de trucs. J’ai aussi pu comparer un peu avec des surfaces en Mackie Control que j’avais déjà testées chez un pote.
Concrètement, le truc qui m’a le plus marqué au début, c’est les 16 faders motorisés. Quand vous changez de banque de pistes et que tout se met à bouger tout seul, ça fait un peu jouet au début, mais en pratique c’est surtout très pratique pour les automations et les retours de mix. On voit tout de suite où on en est sans devoir scroller dans le DAW. Les touches mute/solo/rec pour chaque piste, ça devient vite un réflexe, surtout en session d’enregistrement avec plusieurs prises.
C’est pas parfait, il y a des petites limites, surtout si vous n’êtes pas sur Studio One (là, clairement, on sent que c’est la maison PreSonus). Mais globalement, pour un home studio ou même un petit studio pro qui veut rester en full in-the-box, le FaderPort 16 apporte un vrai confort de travail. Je vais détailler tout ça point par point, sans enrober.
Rapport qualité-prix : ça vaut le coup ou pas ?
Niveau tarif, le FaderPort 16 n’est pas donné, mais il n’est pas délirant non plus pour une surface avec 16 faders motorisés. Comparé à des contrôleurs de marques concurrentes avec 8 faders seulement, on en a quand même plus sous les doigts. Si vous mixez régulièrement des projets avec beaucoup de pistes, avoir 16 faders d’un coup plutôt que 8, ça change la façon de bosser. On voit plus de choses en même temps et on manipule plusieurs pistes sans changer de bank toutes les 30 secondes.
Pour moi, le bon rapport qualité-prix se voit surtout si :
- Vous êtes déjà sur Studio One (l’intégration est vraiment meilleure).
- Vous faites beaucoup de mixage / enregistrement multi-pistes.
- Vous cherchez un outil pour accélérer votre flux de travail, pas juste un gadget qui bouge.
Par contre, si vous êtes surtout sur FL Studio ou si vous faites très peu de mixage (genre 2–3 pistes, un peu de voix sur des instrus stéréo), là clairement, je trouve que ça ne vaut pas le prix. Un petit contrôleur plus simple ou même rester à la souris peut suffire. Pareil si vous êtes du genre à bosser sur un bureau minuscule ou en déplacement : le FaderPort 16 prend de la place et n’est pas vraiment pensé pour être trimballé toutes les semaines.
En résumé, pour un home studio sérieux ou un petit studio pro, le rapport qualité-prix est plutôt bon, surtout avec la réputation de PreSonus et la compatibilité avec plusieurs DAW. Ce n’est pas le produit miracle, il y a des solutions moins chères si vous avez besoin de moins de faders, mais pour ceux qui veulent une vraie surface de contrôle 16 canaux sans partir sur du très haut de gamme, ça fait le job de façon assez propre.
Design et ergonomie : ça prend de la place, mais c’est bien pensé
Niveau design, le FaderPort 16 est assez large (environ 50 cm de large pour 30 cm de profondeur), il faut clairement lui faire de la place sur le bureau. Si vous travaillez sur un petit setup avec un clavier maître 61 touches devant vous, un écran, une carte son, etc., il va falloir réfléchir à l’organisation. Perso, je l’ai mis juste devant l’écran et décalé légèrement sur la droite, la souris à côté. Ça fait un peu « cockpit », mais on s’y fait vite. Il est assez plat, donc on n’a pas l’impression de jouer au piano sur un étage supplémentaire.
Les boutons sont nombreux mais globalement bien organisés : transport en bas à droite, navigation et zoom au centre, fonctions de mix en haut, et les 16 tranches bien alignées. Il y a un petit temps d’adaptation, mais après quelques sessions, on trouve les boutons importants sans trop réfléchir. J’aurais aimé que certains boutons soient un peu plus gros ou mieux différenciés (par exemple les fonctions d’édition), mais pour le prix et la densité de fonctions, ça reste logique.
Les petits écrans (scribble strips) au-dessus de chaque fader sont lisibles, même si ce n’est pas de l’OLED ultra contrasté. On voit le nom de la piste, le numéro, quelques infos. C’est suffisant pour ne pas se perdre quand on navigue entre les banks de pistes. Les leds de mute/solo/rec sont bien visibles, même dans une pièce un peu sombre. Par contre, si vous êtes allergique aux surfaces avec plein de lumières, ça peut faire un peu sapin de Noël quand tout est activé.
Globalement, sur l’ergonomie, j’ai bien aimé le fait que les commandes essentielles soient toujours sous la main : play/stop/rec, retour au début, loop, navigation dans la timeline, sélection des pistes. On peut vraiment enchaîner une session d’enregistrement sans trop toucher à la souris, juste pour nommer les prises ou faire de l’édition fine. Ce n’est pas parfait, certains boutons sont un peu loin ou petits, mais le design reste assez logique pour un usage quotidien. Ça ne fait pas gadget, on sent que c’est pensé pour du travail régulier.
Confort d’utilisation au quotidien
En termes de confort, ce qui m’a marqué, c’est surtout la réduction de fatigue sur les longues sessions. Avant, après 3–4 heures de mix, j’avais la main droite un peu en vrac à force de cliquer et scroller. Avec le FaderPort 16, je répartis plus les actions : main droite sur la souris, main gauche sur les faders et boutons de transport, ou l’inverse. Ça peut paraître bête, mais sur la durée, ça change vraiment la sensation de fin de journée. On a l’impression de « jouer » plus la session au lieu de juste cliquer sur un écran.
La position des mains est assez naturelle : les faders sont à bonne hauteur, ni trop proches du bord ni trop loin. Les boutons de transport tombent bien sous les doigts, on n’a pas à se contorsionner. Par contre, si votre bureau est très haut ou très bas, pensez à la hauteur de votre chaise, parce que passer du clavier au FaderPort en permanence peut devenir un peu gênant si tout n’est pas bien aligné. Personnellement, j’ai légèrement avancé le FaderPort et reculé le clavier pour que les deux soient utilisables sans bouger tout le temps la chaise.
Au niveau bruit des faders, il y a un léger son quand les moteurs bougent, surtout si vous changez de bank ou que vous relancez un projet avec plein d’automations. Ce n’est pas silencieux, mais ce n’est pas un aspirateur non plus. Dans un environnement normal, ça ne dérange pas, mais si vous enregistrez une voix très proche dans la même pièce pendant que vous bougez les faders, ça peut s’entendre un peu. Les boutons ont un clic assez franc, ni trop mou ni trop dur, on sent bien quand on appuie.
Franchement, en confort d’utilisation, j’ai bien aimé l’aspect « je garde les yeux sur les moniteurs et les oreilles sur le son » plutôt que de rester collé à la souris. On se rapproche un peu de la sensation d’une vraie console, même si ça reste du tout numérique. Ce n’est pas le jour et la nuit par rapport à un simple contrôleur à 8 faders si vous êtes déjà équipé, mais si vous veniez uniquement de la souris, le gain en confort et en plaisir de travail est réel.
Qualité de fabrication et durabilité ressentie
Côté fabrication, le FaderPort 16 donne une impression correcte de solidité. Le châssis est plutôt rigide, ça ne craque pas quand on appuie un peu fort sur les faders ou les boutons. On n’est pas sur un tank de studio broadcast, mais pour un home studio ou un petit studio pro, ça inspire assez confiance. Les faders ne flottent pas, il y a une petite résistance agréable quand on les bouge à la main, ce qui aide à faire des mouvements précis.
Les boutons, eux, font un peu plus « plastique », mais rien de choquant pour cette gamme de prix. Après plusieurs semaines d’utilisation quotidienne, je n’ai pas constaté de bouton capricieux ou de faux contact. Évidemment, sur la durée (plusieurs années), difficile à dire, mais PreSonus n’a pas non plus la réputation de faire des trucs jetables au bout de six mois. Le fait qu’il soit sorti depuis 2018 et qu’il ait encore de bons retours va dans ce sens.
Un point à garder en tête, c’est que les faders motorisés, par définition, c’est de la mécanique + de l’électronique, donc c’est plus fragile qu’un simple contrôleur avec potards passifs. Si vous bougez souvent votre setup, que vous transportez le FaderPort dans un sac sans protection, ça risque de vieillir moins bien. Perso, je le laisse posé en permanence sur le bureau et je fais un peu attention quand je nettoie ou que je déplace des trucs autour.
Niveau alimentation, il y a une alimentation externe fournie, en plus du câble USB. Ce n’est pas alimenté uniquement par l’USB, ce qui est logique vu les moteurs des faders. Le bloc d’alim fait un peu « standard », rien de spécial à dire, mais pensez juste à ne pas le coincer derrière un meuble ou le pincer avec une chaise. Globalement, pour moi, la durabilité est bonne pour un usage studio fixe. Si vous êtes du genre à tout trimballer en live, ce n’est clairement pas l’outil le plus adapté, ou alors il faudra investir dans un flight case.
Performance et ressenti en utilisation réelle
Sur la partie performance, le plus important, c’est la réactivité et la précision des faders. Là-dessus, rien à redire de mon côté : les faders motorisés répondent bien, les mouvements sont fluides, pas de gros à-coups. Quand on lance une session avec des automations de volume, les faders suivent correctement, même avec pas mal de pistes. La course de 100 mm permet d’être assez précis sur les niveaux, bien plus que sur un petit fader de contrôleur basique ou une simple automation à la souris.
Pour l’écriture d’automations, c’est vraiment là où le FaderPort 16 prend tout son sens. On passe en mode write/touch/latch dans le DAW, on bouge les faders en temps réel, et on obtient des courbes d’automation propres sans trop se prendre la tête. Pour les reverbs, delays, montées de volume ou rides de voix, c’est bien plus naturel que de dessiner à la souris. J’ai aussi apprécié le fait de pouvoir muter/solo rapidement des groupes de pistes en jouant avec les boutons, ça accélère pas mal le travail d’équilibrage.
Niveau latence de contrôle, je n’ai pas senti de décalage gênant. Quand on bouge un fader, le DAW suit quasi instantanément. Les commandes de transport sont aussi réactives. La seule chose qui peut être un peu lente, c’est parfois le changement de bank de pistes sur certains DAW autres que Studio One, où l’affichage met une demi-seconde à se mettre à jour, mais ce n’est pas dramatique. Avec Studio One, tout est franchement fluide, on sent que c’est pensé ensemble.
Par contre, il ne faut pas fantasmer : le FaderPort 16 ne remplace pas toute la souris. Pour l’édition détaillée (couper, déplacer des clips, ajuster des crossfades, tuner des voix, etc.), la souris et le clavier restent plus rapides. Le FaderPort est surtout performant pour tout ce qui est mix, automation, navigation et enregistrement. Si votre boulot, c’est 80 % d’editing et 20 % de mix, l’intérêt est plus limité. Mais si vous faites beaucoup de mixage ou d’enregistrement multi-pistes, là on gagne clairement en confort et en vitesse.
Présentation : ce que fait vraiment le FaderPort 16
Le PreSonus FaderPort 16, c’est une surface de contrôle USB pour DAW, pas une vraie table de mixage audio. Important à préciser : il n’y a aucune entrée audio, pas de préampli, pas de conversion. Tout passe par votre carte son habituelle, le FaderPort ne fait que contrôler le logiciel via USB. On a 16 faders motorisés de 100 mm, sensibles au toucher, plus un paquet de boutons de transport (play, stop, rec, loop), de navigation et de fonctions d’édition. L’idée, c’est de limiter au maximum les allers-retours souris/clavier.
Sur le papier, il est compatible avec plein de DAW grâce aux modes Mackie Control et HUI : Studio One (en natif), Ableton Live, Logic Pro, Cubase, Pro Tools, etc. Par contre, comme indiqué dans un avis Amazon, FL Studio c’est clairement pas le bon match : si vous êtes full FL, passez votre chemin, vous allez vous énerver. Avec Studio One, c’est là où c’est le plus fluide, quasiment tout est mappé proprement sans se prendre la tête. Avec Logic et Cubase, ça marche, mais on sent que certaines fonctions sont moins bien intégrées.
Ce qui m’a plu, c’est la gestion des banques de pistes : vous avez 16 faders physiques mais vous pouvez piloter bien plus de pistes en changeant de bank (1–16, 17–32, etc.). On a aussi des boutons pour passer piste par piste, ce qui est pratique pour cibler une piste précise. Les petits écrans au-dessus de chaque fader affichent le nom de la piste, le niveau, etc. Ce n’est pas ultra détaillé mais suffisant pour s’y retrouver sans lever les yeux tout le temps vers l’écran.
En gros, si vous cherchez un « prolongement physique » de votre DAW pour tout ce qui est volume, pan, mute/solo, automation et un minimum de contrôle de plug-ins, le FaderPort 16 fait le job. Si vous cherchez un truc qui remplace totalement souris et clavier, non, ce n’est pas ça : pour l’édition fine, la comp, le montage audio, la souris reste plus rapide. Mais pour mixer et enregistrer, on gagne quand même pas mal en confort.
Points Forts
- 16 faders motorisés de 100 mm précis et réactifs, pratiques pour les automations et le mix
- Très bonne intégration avec Studio One, commandes de transport et navigation bien pensées
- Confort de travail nettement meilleur que la souris seule, surtout sur les longues sessions
Points Faibles
- Compatibilité limitée ou compliquée avec FL Studio, intérêt réduit pour certains DAW
- Encombrant sur un petit bureau et faders légèrement bruyants lors des mouvements motorisés
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le PreSonus FaderPort 16 est un outil sérieux pour ceux qui bossent vraiment en home studio ou petit studio, pas juste un gadget lumineux à poser sur le bureau. Les 16 faders motorisés, les boutons mute/solo/rec par piste et les fonctions de transport/navigations bien pensées permettent vraiment de travailler plus vite et plus confortablement, surtout en mix et en enregistrement. On garde les mains sur le son plutôt que de passer sa vie à cliquer dans le DAW, et ça, au quotidien, ça change clairement la sensation de travail.
C’est clairement plus intéressant si vous êtes sur Studio One, où l’intégration est la plus propre. Avec Logic, Cubase, Ableton, ça fonctionne bien mais avec quelques petites limites selon les fonctions. Si vous êtes sur FL Studio, par contre, oubliez, plusieurs retours (dont un sur Amazon) confirment que ce n’est pas une bonne combinaison. Le produit n’est pas parfait : ça prend de la place, les faders font un peu de bruit, et ça reste un investissement non négligeable. Mais pour quelqu’un qui passe beaucoup de temps à mixer et enregistrer, le gain de confort et de productivité est réel.
En gros : si vous faites du son régulièrement, que vous avez un espace bureau correct, et que vous voulez arrêter de tout faire à la souris, le FaderPort 16 fait le job et le fait bien. Si vous êtes plus beatmaker solo sur laptop, petit nombre de pistes, ou utilisateur FL Studio, il y a clairement plus simple et moins cher pour vous.