Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu en profites vraiment
Design : compact, sérieux, pas tape-à-l’œil
Matériaux et finition : sérieux, mais pas « luxe »
Performance sonore : précis, franc, mais avec les limites du 4 pouces
Présentation : ce que propose vraiment l’A4V
Efficacité des réglages DSP et Sonarworks : utile, mais un peu prise de tête au début
Points Forts
- Son précis et détaillé, surtout dans les aigus et les médiums, idéal pour la voix et le montage
- DSP intégré avec EQ et voicings + compatibilité Sonarworks sans latence, vraiment utile en petite pièce
- Format compact mais puissance suffisante pour un home studio ou un bureau
Points Faibles
- Prix assez élevé pour une enceinte 4 pouces, surtout si on n’exploite pas le DSP
- Mise en place du réseau/A Control/Sonarworks un peu prise de tête pour les utilisateurs peu techniques
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | ADAM Audio |
| Puissance de sortie maximale du haut-parleur | 130 Watts |
| Réponse en fréquence | 20000 Hz |
| Technologie de connectivité | RCA, XLR |
| Mode de sortie audio | Stéréo |
| Type de fixation | Montage sur table |
| Matériau | acrylique |
| Nom de modèle | A4V |
Un « petit » moniteur qui veut jouer dans la cour des grands
J’ai pris une paire d’ADAM Audio A4V pour remplacer de vieux moniteurs 5 pouces d’entrée de gamme dans un bureau/studio d’environ 10 m². Je bosse surtout sur du podcast, du montage vidéo et un peu de prod musicale (électro et pop). Je les ai utilisés tous les jours pendant un peu plus de deux semaines, branchés en XLR sur une carte son Focusrite, à environ 80 cm de distance, posés sur des pieds de bureau. Donc clairement, usage typique d’un home studio dans une petite pièce, sans traitement acoustique de malade.
Ce qui m’a motivé à les tester, c’est le combo : format compact, tweeter AMT ADAM (que je connaissais déjà sur les anciennes séries) et surtout le côté DSP + Sonarworks intégré. Sur le papier, ça promet un son propre même dans une pièce pas parfaite, sans se prendre la tête avec des égalisations à la main. Et comme la plupart des gens, j’ai pas envie de coller des panneaux partout dans mon salon.
Je précise aussi que je ne viens pas de moniteurs ultra haut de gamme. Mes références récentes : des KRK Rokit 5 G3 et des Yamaha HS5 que j’ai souvent utilisées chez des potes. Donc mon avis est forcément teinté par ces comparaisons-là. Je ne vais pas vous sortir des courbes de réponse en fréquence, c’est vraiment un retour d’utilisateur qui bosse dessus au quotidien, pas un labo de test.
Globalement, après ces deux semaines, mon impression, c’est que l’A4V est un moniteur sérieux, pensé pour ceux qui veulent monter d’un cran par rapport aux enceintes de base, mais qui n’ont ni la place ni l’envie de passer sur du 7 ou 8 pouces. C’est pas parfait, il y a deux-trois points qui m’ont un peu agacé, mais sur le plan du son et des options de réglage, on sent qu’on n’est plus dans le même monde que les enceintes « premier prix ».
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu en profites vraiment
Niveau tarif, on est clairement au-dessus des enceintes de base type KRK Rokit ou Yamaha HS. On sent que ADAM vise les gens qui veulent monter en gamme sans passer direct sur du très gros modèle. Pour une simple enceinte de bureau pour écouter YouTube, c’est clairement trop cher. Mais pour un home studio où tu fais du podcast, du mix, du montage audio un peu sérieux, le prix commence à se défendre.
Ce qui justifie le tarif, selon moi, c’est surtout : le tweeter AMT très détaillé, l’amplification hybride (D pour le woofer, AB pour le tweeter), et tout le bloc DSP + Sonarworks. Si tu comptes utiliser ces fonctions, le rapport qualité-prix devient plus intéressant. Tu n’as pas besoin d’acheter un plugin de correction en plus, ni de gérer la latence liée à ça dans ton DAW. Ça simplifie un peu la chaîne.
Comparé à des HS5 ou Rokit 5, on gagne clairement en précision et en possibilités de réglage. Par contre, on perd un peu le côté « plug and play » simple et bon marché. C’est un choix. Si tu es débutant complet, tu ne verras peut-être pas tout de suite la différence, ou tu ne sauras pas quoi faire de tout ce que propose l’enceinte. Si tu as déjà un peu d’expérience et que tu sais ce que tu veux corriger dans ton setup, là, l’A4V prend tout son sens.
Pour résumer : c’est pas donné, mais ce n’est pas délirant non plus pour ce que ça offre. Y’a mieux pour le prix si tu cherches juste du gros volume et beaucoup de basses, mais si ton besoin, c’est un moniteur compact, précis, avec de vraies options d’adaptation à la pièce, le rapport qualité-prix me semble honnête. Disons que c’est un achat « de travail » plus qu’un achat plaisir, et dans cette optique, ça se tient.
Design : compact, sérieux, pas tape-à-l’œil
Visuellement, l’A4V reste dans le style ADAM : boîtier noir, formes assez anguleuses, pas de fioritures. Ça respire le sérieux, mais ce n’est pas le genre d’enceinte qui va « décorer » ton salon. Franchement, je préfère ça : pas de LED flashy, pas de plastique brillant, ça reste discret sur un bureau. Les dimensions sont plutôt compactes pour un moniteur de studio (4 pouces), mais attention, ce n’est pas minuscule non plus. Sur mon bureau 120 x 60, avec un écran 27 pouces, il faut quand même organiser un peu pour garder de la place pour le clavier et le reste.
Devant, on retrouve le tweeter AMT avec son guide d’ondes HPS pivotant, et le woofer de 4 pouces. Le guide d’ondes pivotant, c’est un détail qui peut sembler gadget, mais si tu dois coucher l’enceinte (par exemple sous un écran ou dans un meuble), pouvoir garder la dispersion correcte, c’est pratique. Perso je les ai laissées en position verticale, mais j’ai testé le pivot pour voir, ça se fait assez simplement sans outil, il faut juste y aller doucement pour ne pas forcer.
À l’arrière, c’est un peu plus chargé : prises secteur, XLR, RCA, boutons pour le DSP, évent bass-reflex, etc. C’est clair et lisible, mais si tu veux souvent jouer avec les réglages, ce n’est pas hyper pratique d’aller derrière, surtout si les enceintes sont collées contre un mur ou sur un bureau un peu profond. Là, on sent que le constructeur pousse plutôt à utiliser le logiciel A Control pour gérer tout ça depuis l’ordi. C’est plus confortable, mais ça rajoute un peu de complexité de mise en route.
Globalement, le design ne cherche pas à en mettre plein la vue, et ça me va très bien. C’est sobre, fonctionnel, et ça donne confiance. Le seul truc que j’aurais aimé, c’est un repère de volume en façade ou un petit indicateur plus visible pour l’état (on / veille), parce que parfois, tu te demandes si l’enceinte est allumée tant que tu n’as pas lancé de son. Rien de dramatique, mais sur un produit à ce prix, un tout petit peu plus de feedback visuel ne ferait pas de mal.
Matériaux et finition : sérieux, mais pas « luxe »
Niveau matériaux, on est sur un coffret qui semble en MDF classique avec une finition noire mate. Ça fait solide, pas cheap, mais ce n’est pas non plus un objet design haut de gamme. Quand tu les prends en main, avec un peu plus de 5,5 kg chacune, tu sens qu’il y a de la densité, pas une boîte vide. Les bords sont propres, pas de jeu dans l’assemblage, aucune vibration suspecte même à volume un peu poussé pendant mes tests.
Le woofer en fibres minérales multicouches (leur fameux MLM), on ne peut pas juger la composition à l’œil, mais en tout cas, le cône a l’air rigide, bien fixé, et ne montre aucun signe de fatigue ou de bruit parasite. J’ai testé des morceaux avec des basses continues et des kicks assez secs, et je n’ai pas entendu de frottement ou de claquement bizarre. Pour un 4 pouces, ça tient bien la charge. Le tweeter AMT, lui, est protégé par une grille, donc pas trop de risque de l’abîmer en passant la main ou en dépoussiérant.
Les connecteurs XLR et RCA à l’arrière inspirent confiance, ça ne bouge pas quand on branche/débranche. Le bouton d’alimentation est correct, même si un peu ferme à mon goût. Les commandes DSP physiques, par contre, sont petites et pas super agréables à manipuler. Ça donne un peu l’impression qu’elles sont là « au cas où », mais que l’idée est vraiment de tout gérer par le logiciel. Perso, j’aurais préféré des potards un peu plus gros pour les réglages de base (grave/aigu), histoire de pouvoir ajuster vite fait sans lancer un soft.
En résumé, niveau matériaux, on est dans du pro correct : pas de fioritures, pas de gros défauts non plus. On sent que l’argent part plutôt dans le tweeter, l’amplification hybride et le DSP que dans une coque hyper travaillée. Pour un usage de studio ou de bureau, ça va très bien. Si tu cherches un objet ultra « premium » à exposer dans un salon design, ça fera peut-être un peu trop « outil de travail ».
Performance sonore : précis, franc, mais avec les limites du 4 pouces
Côté son, c’est clairement là que l’A4V devient intéressante. Les aigus sont très détaillés, typiques du tweeter AMT d’ADAM : on entend bien les petits bruits de bouche sur les voix, les réverbérations, les bruits de frottement de doigts sur les cordes, etc. Pour le montage de podcast, c’est très pratique, parce que tu repères vite les souffles, les clics et les petits défauts à nettoyer. Par contre, si tu viens d’enceintes très « douces », tu peux trouver ça un peu trop franc au début. Perso, après deux-trois jours, je m’y suis fait, et je préfère ça à des aigus mous.
Les médiums sont propres, assez neutres à l’oreille. Les voix sortent bien, ni trop en avant, ni noyées. J’ai comparé avec mes anciennes Rokit 5 : sur les KRK, tout semblait plus flatteur mais moins précis. Sur les A4V, c’est plus « clinique », tu entends mieux si un mix est foireux. Pour la prod, ça force à être un peu plus exigeant, ce qui est plutôt une bonne chose si ton but est de sortir des sons qui se traduisent bien ailleurs (casque, voiture, etc.).
Sur les basses, il faut être honnête : ça descend correctement pour un 4 pouces, mais ça ne va pas remplacer un caisson. Sur du hip-hop ou de la techno avec beaucoup de sub, tu sens que ça chute sous les 50 Hz. Par contre, ce qui est là est propre, pas baveux. Par rapport à des HS5, j’ai trouvé le grave un peu plus contrôlé, moins « carton ». Pour du podcast, de la pop, du rock, de l’électro pas trop extrême, ça suffit largement pour travailler. Si ton truc, c’est la trap ultra lourde ou la musique de club, il faudra sûrement ajouter un sub ou passer sur un modèle plus gros (A7V, par exemple).
En usage quotidien, j’ai aussi apprécié le fait que l’enceinte reste cohérente à faible volume. Beaucoup de moniteurs pas chers deviennent ternes quand tu baisses le son. Là, même en bossant le soir à volume modéré, j’arrivais encore à bien juger les voix et l’équilibre général. Globalement, je dirais que la performance sonore est vraiment solide pour le format, avec un rendu franc et détaillé. Il faut juste accepter que ce n’est pas une enceinte « fun » pour écouter Spotify en mode soirée : c’est pensée pour le travail, et ça s’entend.
Présentation : ce que propose vraiment l’A4V
Concrètement, l’ADAM Audio A4V, c’est une enceinte de monitoring 2 voies, avec un woofer de 4 pouces en matériau « MLM » (fibres minérales multicouches) et le fameux tweeter X-ART maison, fabriqué à la main. Elle est amplifiée, donc pas besoin d’ampli externe : on branche le secteur et une source en XLR ou RCA, et c’est parti. La puissance annoncée tourne autour de 130 W RMS au total, avec un SPL max d’environ 100 dB, donc largement assez pour un bureau ou une petite pièce. Je l’ai jamais poussée à fond, clairement ça hurle avant.
Sur l’arrière, on a les entrées XLR (symétrique) et RCA (asymétrique), plus toute la partie DSP accessible via des petits boutons et surtout via le logiciel A Control en réseau. Là, on peut choisir des voicings (Pure, UNR) et un EQ 4 bandes pour adapter à la pièce. Et la cerise, c’est l’intégration Sonarworks : en gros, tu peux mesurer ta pièce avec un micro compatible, charger le profil dans l’enceinte, et la correction se fait directement dedans, sans latence.
La plage de fréquences annoncée descend à un peu plus de 50 Hz, ce qui est correct pour un 4 pouces. En pratique, ça veut dire que pour du podcast, du montage vidéo, de la prod sans sub, ça tient la route, mais si tu bosses sur de la techno ultra chargée en sub, tu sentiras que ça coupe un peu bas. C’est normal pour ce format. Par rapport à des HS5 ou Rokit 5, ça descend à peu près pareil, mais c’est plus contrôlé, moins baveux.
Globalement, l’A4V se positionne comme un moniteur compact mais haut de gamme pour les petites pièces, ou comme enceintes surround / plafond dans des setups immersifs. Perso, je l’ai utilisée en stéréo classique, à courte distance, et dans ce contexte, l’enceinte fait clairement le job : suffisamment de volume, bonne précision, et surtout des options de réglage qui permettent de l’adapter un minimum sans rentrer dans un délire de traitement acoustique pro.
Efficacité des réglages DSP et Sonarworks : utile, mais un peu prise de tête au début
Un des gros arguments de l’A4V, c’est la partie DSP intégrée avec égaliseur 4 bandes, voicings et surtout l’intégration Sonarworks. Sur le papier, ça promet de corriger les défauts de ta pièce sans latence, directement dans l’enceinte. En pratique, ça marche plutôt bien, mais il faut accepter de passer un peu de temps à la mise en place, surtout la première fois.
Sans aucune correction, dans ma pièce non traitée avec le bureau collé contre un mur, j’avais un léger renforcement des basses autour de 100 Hz et un creux un peu plus bas. En jouant rapidement avec les presets de base (voicing « UNR » / « Pure » et quelques ajustements via l’EQ), j’ai déjà réussi à calmer un peu ça. Rien de magique, mais ça aide. Le voicing « Pure » est celui qui m’a semblé le plus neutre, l’« UNR » rajoute un petit côté plus agréable pour l’écoute « loisir ».
Ensuite, j’ai pris le temps de tester la partie Sonarworks (j’avais déjà un micro de mesure et le soft sur l’ordi). Une fois la mesure faite et le profil chargé dans l’enceinte via A Control, la différence était assez nette : les bosses dans le bas se sont calmées, la stéréo m’a paru un peu plus stable, et globalement, j’avais l’impression d’un son plus équilibré. On ne passe pas d’une cave à une régie traitée, mais pour une petite pièce, le gain est réel. Et le fait que ce soit sans latence, intégré dans l’enceinte, c’est vraiment pratique pour le montage vidéo ou le jeu où tu ne veux pas de décalage.
Le point un peu pénible, c’est que toute cette partie demande un peu de temps et de patience : installer le logiciel, connecter l’enceinte au réseau, comprendre l’interface, etc. Si tu es du genre à vouloir juste brancher et jouer sans jamais toucher un réglage, tu risques de passer à côté de 30 % de l’intérêt du produit. Perso, je trouve que ça vaut le coup de s’y pencher une bonne fois, mais je comprends que ça puisse rebuter. Une fois que c’est en place, par contre, tu n’y touches plus vraiment, et là, oui, ça fait clairement le job.
Points Forts
- Son précis et détaillé, surtout dans les aigus et les médiums, idéal pour la voix et le montage
- DSP intégré avec EQ et voicings + compatibilité Sonarworks sans latence, vraiment utile en petite pièce
- Format compact mais puissance suffisante pour un home studio ou un bureau
Points Faibles
- Prix assez élevé pour une enceinte 4 pouces, surtout si on n’exploite pas le DSP
- Mise en place du réseau/A Control/Sonarworks un peu prise de tête pour les utilisateurs peu techniques
Conclusion
Note de la rédaction
Après un peu plus de deux semaines d’usage quotidien, mon ressenti sur l’ADAM Audio A4V est assez clair : c’est un moniteur compact sérieux, pensé pour ceux qui veulent un outil de travail fiable dans une petite pièce, sans partir sur des enceintes énormes. Le son est précis, surtout dans les aigus et les médiums, avec des basses propres pour un 4 pouces, même si ça ne remplacera jamais un sub si tu bosses sur des styles très chargés en infra.
Le gros plus, c’est la partie DSP et Sonarworks. Si tu prends le temps de t’y mettre, tu arrives à corriger une bonne partie des défauts d’une pièce pas idéale, sans te taper de la latence ou des usines à gaz dans le logiciel audio. Pour du podcast, du montage vidéo, de la prod à domicile, ça aide vraiment à avoir une écoute plus fiable. En face, les points faibles : un prix qui pique un peu pour un 4 pouces, une mise en route DSP/Sonarworks pas ultra intuitive pour tout le monde, et un design très « outil » qui ne plaira pas à ceux qui veulent un objet déco.
Pour moi, ces enceintes sont faites pour : les home studistes qui ont peu de place, les gens qui bossent beaucoup la voix (podcast, doublage, vidéo) et ceux qui veulent un système compact mais sérieux pour mixer dans un bureau. Ceux qui devraient passer leur chemin : les personnes qui veulent surtout des basses qui cognent pour écouter de la musique en soirée, ou ceux qui ne toucheront jamais aux réglages et cherchent juste quelque chose de simple et pas cher. Si tu te reconnais dans le premier groupe, l’A4V peut clairement être un bon investissement de travail.